L’Amazonie comme une grande plaie ouverte

Durée de lecture : 1 minute

31 mai 2016

L’Amazonie se meurt. On connaît l’antienne, mais elle prend une dimension dramatique depuis une quinzaine d’années. Déforestation, front agricole, garimpeiros, barrages, routes, trafics en tous genres, réforme du code forestier, modification des droits d’exploration minière… Jamais les saignées n’ont été aussi profondes et menaçantes. Certains peuples indigènes résistent, d’autres dépérissent peu à peu ou se fondent dans une urbanisation effrénée et homogénéisante. Quant aux caboclos, ces métis à l’identité insaisissable et qui forment la plus grande communauté amazonienne, ils rappellent qu’ils ont, eux aussi, besoin de la nature pour survivre. Ce monde amazonien laisse entrevoir l’image inquiétante d’une grande plaie ouverte, comme un mal contagieux infectant lentement mais sûrement la planète tout entière. Une terre en proie à des bouleversements d’une ampleur inédite mais qui porte encore, et à chaque instant, l’humanité en apprentissage. Pour combien de temps ?

- Les Amazoniens en sursis, Nicolas Bourcier, éd. Ateliers Henry Dougier, 144 p., 12 €.

- Source et infos : Atelier Henry Dougier.



Lire aussi : En forêt d’Amazonie, l’équivalent de deux mille terrains de football disparaît chaque jour
14 octobre 2019
À Londres, Extinction Rebellion a paralysé un aéroport
Reportage
14 octobre 2019
Extinction Rebellion : récit d’une semaine de blocages
Info
12 octobre 2019
Repas végétariens à l’école : les mères des quartiers populaires mènent la bataille
Reportage