« L’histoire désorientée », Entropia

Durée de lecture : 3 minutes

29 novembre 2013



Table ronde autour du n°15 de la revue Entropia.

Vendredi 29 novembre à Paris, de 14h à 17h, à l’EHESS


Débat autour du numéro 15 d’Entropia, revue théorique et politique de la décroissance :

L’HISTOIRESORIENTÉE

14h : Introduction par Philippe GRUCA

De 14h15 à 15h30 : En quoi la crise écologique et anthropologique nous oblige-t-elle à penser autrement l’histoire ?

- Jean-Claude BESSON-GIRARD, peintre et directeur d’ENTROPIA de 2006 à 2012, auteur de Decrescendo cantabile (2005).
- Jean-Luc EVARD, germaniste et traducteur, auteur de La Religion perverse. Essai sur le charisme (2008).
- Augustin BERQUE, géographe orientaliste, auteur de Milieu et identité humaine. Notes pour un dépassement de la modernité (2010).

De 15h30 à 16h45 : Pourquoi et comment se défaire de la mythologie du "progrès" ?

- Alain GRAS, socio-anthropologue, auteur de l’ouvrage Le choix du feu. Aux origines de la crise climatique (2007).
- Guillaume CARNINO, historien des sciences et des technologies, éditeur (L’Échappée) et co-auteur de Radicalité. 20 penseurs vraiment critiques (2013).
- Aurélien BERLAN, philosophe, auteur de La fabrique des derniers hommes. Retour sur le présent avec Tönnies, Simmel et Weber (2012).

16h45 : Conclusion


Le vendredi 29 novembre à Paris, de 14h à 17h, à l’EHESS, dans l’amphithéâtre du 105 Bd Raspail (Métro Saint-Placide ou Notre-Dame-des-Champs).


Le n°15 d’Entropia

À l’ère de toutes les saturations, aussi bien psychiques qu’écologiques, le sentiment d’urgence qui nous anime ne peut en aucun cas suffire pour imaginer et incarner des alternatives politiques ; il nous faut également une connaissance fine des alternatives terrassées dans le passé par la démesure. Or, les récits sur lesquels repose notre
imagination politique ont eux- mêmes été́ à ce point profilés par les vainqueurs – avant de se retrouver compilés dans cette discipline nommée « histoire » – qu’il nous est désormais difficile d’échapper à leurs évidences.

Plus que jamais, il nous semble nécessaire de mobiliser des réflexions visant à débusquer ces évidences progressistes, étatistes et industrialistes qui portent sur les rationalités, les périmètres et les conséquences d’une démesure institutionnalisée.

Sommaire

Sept thèses sur l’histoire désorientée. Philippe Gruca

1. Déboussoler
Pour sortir du temps fléché. Jean-Claude Besson-Girard
Le genre humain à jamais empêché. Jean-Luc Evard
Le Nord est partout. Tim Ingold
2. Détourner
Retour sur la « raison dans l’histoire ». Aurélien Berlan
La victoire par la science. Guillaume Carnino
Une histoire encore trop progressiste des sciences. Bertrand Louart
3. Déshériter
La tragédie des tisserands : archéologie d’un monde disparu. François Jarrige
Comment industrialiser la France (1770-1810) ? Thomas Le Roux
Des germes d’une économie à hauteur d’homme. Christian Roy
De la promesse de Tupac Amaru II à l’Amérique bolivarienne. Yannick-Hélène de la Fuente et Claude Llena
4. Désorienter
Écrire l’histoire des non-humains, le cas des animaux. Éric Baratay
Renaturer la culture, reculturer la nature par l’histoire. Augustin Berque
Pour une histoire désorientée de l’énergie. Jean-Baptiste Fressoz

Inédit
Comment l’histoire fait l’histoire. Bernard Charbonneau

Hors champ
Là-haut sur la montagne... Résistances versus développement insoutenable. Philippe Bourdeau

Chronique des démesures ordinaires
Transition ou illusion énergétique ? Yves Cochet






Source : Entropia

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