L’urbanisation se développe rapidement en Afrique et en Asie

9 avril 2012 / Organisation des Nations unies

La population urbaine devrait passer d’ici à 2050 de 3,6 à 6,3 milliards.


Le Sous-Secrétaire général du Département des affaires économiques et sociales (DAES), M. Jomo Kwame Sundaram, et le Chef de la Section des estimations et des projections démographiques du DAES, M. Gerhard Heilig, ont, ce matin devant la presse, souligné les défis liés à une accélération de l’urbanisation, dans le cadre du lancement du rapport 2011 sur les « Perspectives de l’urbanisation de la population mondiale ».

Animée par le Chef de la Division de la communication stratégique du Département de l’information (DPI), Mme Pragati Pascale, cette conférence au Siège des Nations Unies à New York a été l’occasion de mettre l’accent sur les défis particuliers des régions Afrique et Asie qui concentreront à elles seules 86 % de la croissance de la population urbaine d’ici à 2050, mais aussi de saluer l’inclusion, pour la première fois, de coordonnées géographiques et données environnementales pour toutes les villes de 750 000 habitants.

Présentant les nouvelles estimations et projections concernant l’évolution des populations urbaines et rurales dans les différentes régions du monde, M. Sundaram a indiqué que la population urbaine de l’Afrique passerait de 414 millions à 1,2 milliard, et celle de l’Asie de 1,9 à 3,3 milliards d’ici à 2050.

Si la population mondiale augmentera de 2,3 milliards (+3,3 %) d’individus d’ici à 2050 –pour passer de 7 à 9,3 milliards d’habitants-, la population urbaine passera, elle, de 3,6 à 6,3 milliards (+72 %).

Les auteurs du rapport constatent également que la population rurale mondiale atteindra un pic de 3,4 milliards en 2021 pour décliner lentement jusqu’à 3 milliards d’ici à 2050.

« Cette étude montre que le pourcentage du nombre de personnes vivant dans des mégalopoles (plus de 10 millions d’habitants) ne cesse d’augmenter », a dit le Chef de la Section des estimations et des projections démographiques du DAES, en précisant que 630 millions de personnes (13,6% de la population urbaine mondiale) vivront dans les 37 mégalopoles de plus de 10 millions d’habitants en 2025, contre 39 millions en 1970 (3% de la population urbaine mondiale).

M. Heilig a précisé que ces chiffres avaient l’avantage de s’appuyer sur les données les plus récentes des recensements décennaux en 2010 de nombreux pays. Il a affirmé que l’inclusion pour la première fois de données géographiques pour toutes les villes de plus de 750 000 habitants permettait de mesurer les menaces auxquelles ces populations font face.

Il a souligné que 60 % des 890 millions de personnes vivant dans des villes de plus d’un million d’habitants, résidaient dans des zones à risque en matière de catastrophes naturelles, comme les tremblements de terre ou les inondations.

M. Sundaram a estimé que ce rapport et ces nouvelles perspectives arrivaient à point nommé à moins de trois mois de la tenue, du 20 au 22 juin, de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20) qui abordera la question des « villes durables », lesquelles devront faire face aux conséquences des migrations, de la mondialisation, des inégalités en matière de développement économique et social, de la pollution et des conséquences des changements climatiques.

Ce rapport s’appuie sur l’analyse des données de 5 300 villes (dont 1 417 villes de moins de 100 000 habitants) et des résultats détaillés sont présentés pour les 633 plus grandes villes comptant 750 000 habitants ou plus.




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Source : ONU

Photo : Une vue d’Accra, au Ghana

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