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LGV pour Toulouse : les écologistes veulent utiliser les voies existantes


Lundi 28 Février, en Assemblée Plénière les Conseillers régionaux devront voter la convention de financement de la LGV Tours-Bordeaux, première étape annoncée pour la concrétisation de la LGV Bordeaux-Toulouse, Toulouse-Barcelone.

Conformément à nos positions, nous voterons contre cette convention de financement car la seule solution pour que le TGV arrive plus rapidement à Toulouse est le réaménagement des lignes existantes.

Ecologiquement irresponsable, trop couteuse, mal financée l’option LGV est irréaliste.

Le choix d’un gouffre financier au dépens des compétences propres aux régions

A l’heure où l’Etat met à mal les ressources des collectivités par la réforme fiscale, les régions ne peuvent se permettre de prendre en charge des infrastructures nationales. A ce jour le projet de LGV Bordeaux-Toulouse est estimé au minimum à 5.2 Milliards d’euros alors que l’aménagement défendu par Europe Écologie représente au plus un milliard avec un différentiel temps sur le trajet Pairs- Toulouse de trente minutes. Il est inacceptable pour un gain de temps aussi infime de dépouiller notre collectivité au dépens de ses propres compétences (aménagement du territoire, transports régionaux...). D’autant plus lorsqu’il s’agit de financer un projet qui ne verra jamais le jour au vu de son coût pharaonique et de la réticence de collectivités de plus en plus nombreuses.

La supercherie du partenariat public privé (PPP)

Avec une participation de Vinci de seulement 29% au lieu de 50%, le PPP est une supercherie . Il s’agit là d’une privatisation rampante. La Région devra financer les travaux de la LGV puis aura l’obligation de verser un droit de passage à RFF pour faire circuler ses TER sur cette ligne ! La collectivité devrait donc payer à deux reprises alors que Vinci, grâce aux garanties de l’État ne participera au final qu’à hauteur de 5% et touchera des royalties pendant 50 ans.

Un choix écologiquement irresponsable

Au delà des raisons financières, nous ne pouvons approuver la LGV au regard des dégâts écologiques que celle-ci génère.

Sur le plan de la biodiversité, les tracés choisis par RFF sont destructeurs d’espaces naturels remarquables et sensibles. Par ailleurs, les mesures compensatoires proposées ne sauraient dédommager les dégâts causés à la nature. Bien au contraire, cette démarche initie une nouvelle marchandisation, celle de la biodiversité.

Sur le plan énergétique, là encore les nouvelles lignes sont problématiques. Au delà de 250 km/h les consommations d’énergie et les nuisances sonores sont considérables.


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