La lutte contre l’artificialisation des terres s’organise

Durée de lecture : 3 minutes

17 avril 2012 / Stop Artificialisation


Suite à l’appel lancé par la Confédération Paysanne, des représentant-e-s d’organisations, de collectifs mais aussi de participant-e-s venu-e-s à titre personnel, se sont réuni-e-s le week-end du 9 au 11 mars à Notre Dame des Landes. L’objectif était clair : fédérer les luttes contre l’artificialisation des terres nourricières.

Le lieu était emblématique puisqu’à Notre Dame des Landes, la résistance à la construction d’un aéroport au Nord Ouest de Nantes est de plus en plus virulente. D’autres lieux étaient représentés où les luttes contre des projets d’artificialisation des terres - de lignes LGV notamment - sont tout aussi actives : Puy de Dôme, Var, Pays Basque…

Ce week-end de travail, un réel forum, s’est organisé en ateliers pour trouver et réfléchir aux actions de sensibilisation possibles, communes à toutes les luttes contre l’artificialisation des terres fertiles.

La production de ces ateliers s’articule autour de 3 grands axes :

1 - Création d’une « boîte à outils » pour argumentaires

Elle permettra à la fois d’offrir des outils aux convaincu-e-s pour gagner dans leurs luttes mais aussi de pointer des arguments pour convaincre celles et ceux qui seraient encore dans « l’ignorance ».

Les argumentaires pourront proposer :

- de démonter les logiques économiques, capitalistes, industrielles, autoritaires ... qui sous-tendent tous les projets d’artificialisation des terres,

- de montrer les atouts des territoires touchés (patrimoine, services publics locaux, environnement, tissu économique et social),

- de démontrer l’inutilité et les dangers économiques, environnementaux et sociaux du projet d’artificialisation.

Enfin, les luttes pourront aussi présenter des exemples de gestion alternative et proposer des mesures de remplacement propres au territoire menacé.

2 - Proposition de moyens d’actions innovants

Pour appuyer encore la sensibilisation nécessaire, un atelier s’est penché sur les moyens d’actions à proposer, soit dans un esprit de méthodes classiques ou au contraire en proposant des actions humoristiques et innovantes. Que ce soit au contact direct avec la population ou par la voie des médias, une liste de moyens très fournie a été dressée proposant différents styles de manifestations originales (à vélo, de nuit, fourche en main, marches, opérations escargot, aides aux champs, chorales de légumes, actions clownesques, conférences gesticulées …).

3 - Mise en réseau des luttes

Afin de se tenir informés et d’échanger sur les méthodes et les expériences vécues de chacune des luttes, il a été décidé de mettre en place un réseau des luttes via Internet notamment : le site dédié proposera une carte des luttes, une newsletter, un centre de ressources, la trame de l’argumentaire, un agenda stratégique, un espace de discussion.

Parallèlement, un bulletin ‘Stop Artificialisation’ (sortie le 17 avril à l’occasion de la journée internationale des luttes paysannes), sera édité tous les 6 mois. Ce support papier permettra d’échanger et de diffuser des informations sur les différentes luttes du territoire national.

Le week-end de travail s’est achevé par la visite d’acteurs de l’association de petits paysans de Loire Atlantique « Le Wagon » venus présenter des exemples d’actions et de luttes actuellement menées par eux. Avant de se quitter, les participant-e-s étaient également invité-e-s à visiter les sites occupés sur la ZAD de Notre Dame des Landes.

Grâce à la pertinence et l’efficacité de ce forum, des actions concrètes et fédératrices ont donc été proposées, pour certaines d’entre elles déjà vivantes. Un réel mouvement national de solidarité et de convergence des luttes contre l’artificialisation des terres nourricières est en train de naître !



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Source : Courriel à Reporterre

Infos : Stop Artificialisation

Photo : Basta

Lire aussi : Contre l’artificialisation des terres, les collectifs de lutte se retrouvent les 10 et 11 mars

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