La maison du poète est en danger

Durée de lecture : 3 minutes

31 décembre 2010 / Yann Morel

La maison natale de Paul Verlaine, à Metz, est mise en vente. Les amis du poète s’inquiètent.


Bonjour à tous !

La maison natale de Verlaine est en danger de mort.
Après notre environnement dilapidé, bétonné, privatisé,
on s’attaque désormais à la mémoire de la culture
à notre héritage littéraire et poétique

SVP , transmettez cette information autour de vous, au nom de la défense de la poésie si bâillonnée par les temps présents.

..." Rimbaud interpellait les écluses
Les canaux et les fleuves
Verlaine pleurait comme une veuve
Dans un bistrot de Lorraine
Seigneur me voici c’est moi
De Bretagne suis..."

Extrait du poème « Solo », de Xavier Grall

INFORMATIONS D’HIVER LES AMIS DE VERLAINE

Appel solennel à défendre la maison où est né Paul Verlaine, à Metz.

Nous apprenons que la maison où est né Paul Verlaine a été mise en vente. Nous sommes interpellés au plus haut point car c’est le premier étage, là où est né Paul Verlaine que nous souhaitons défendre et pourquoi pas... lui redonner vie afin de consacrer ce lieu unique au monde au poète !

Il s’agit d’un bel appartement style 18° siècle : paysage de bocage et de rossignols peint pour le plafond du salon principal, en deux parties, coupé par une porte décor rocaille avec moulure et dorure, 4 pièces communicantes offrant un grand couloir... cheminée et grands miroirs.

Il est de notre devoir de défendre ce lieu où demeure l’âme de Verlaine. C’est aussi une action à mener pour défendre la poésie et faire reconnaitre notre état de poète dans une société si conditionnée et mécanique !

Des démarches sont en cours pour en savoir plus sur cette vente à un promoteur qui souhaite faire de l’habitation.

Nous devons nous mobiliser et être prêts à nous unir dans cette démarche ambitieuse. Nous pouvons faire une comparaison avec le Musée de l’Auberge du Lion d’Or, à Juniville dans les Ardennes en 2005, ou avec la maison de Londres fréquentée par Rimbaud et Verlaine qui était menacée de destruction. Ces lieux ont été sauvés grâce à la ténacité des poètes et des Amis, mais aussi en persuadant les institutions et des décideurs sensibles à la défense de la culture !

Dors et déjà vous pouvez nous manifester votre soutien par l’envoi de messages via internet ou voie postale et relayer de façon utile et ciblée l ’information autour de vous.

Toute expérience ou compétence en la matière sont les bienvenues.

Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure de la suite de l’affaire.

Au seuil de la nouvelle année, je vous souhaite d’excellentes fêtes et vous présente tous mes meilleurs vœux pour l’an 2011.

.....................................................

Voici venu le temps des frimas, du verglas.
Noël élève au ciel sa plus belle homélie,
La grande horloge sonne et tinte comme un glas,
Chaque Homme, alors, s’incline et se réconcilie.

L’espoir déborde encor des coupes d’ici-bas,
Mon cœur las se dénude, Ô la grande euphorie !
L’espoir, comme toujours, se porte à bout de bras,
Comme toujours, la fête a un air de folie.

Voici venu le temps de saluer Christmas,
De chasser de notre âme amour et perfidie
En respirant la paix comme un brin de lilas,
Comme un parfum d’ivresse, une belle endormie.

Ce cœur là de poète, illumine un repas
En rimant et rêvant : la terre épanouie.
Portons cette ferveur et même à petits-pas,
Sur la tombe des jours où survit l’harmonie !

Poème de Bérangère Thomas



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Courriel à Reporterre

Yann Morel est membre des « amis de Verlaine », des « amis de Glenmor » et de la« Société des Poètes français ».

Complément d’info : Des photos de la maison

21 octobre 2019
Extinction Rebellion, peu politique ? « Nous avons occupé le centre de Paris pendant cinq jours ! »
Tribune
16 octobre 2019
La carte des luttes contre les grands projets inutiles
Enquête
19 octobre 2019
Rojava kurde : un projet écologique menacé par l’invasion turque
Reportage




Du même auteur       Yann Morel