La télévision suscite la violence, le gouvernement ne fait rien

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8 octobre 2011 / Enfance-télé : Danger ?



Dans une lettre au Premier ministre François Fillon, l’association Enfance-Télé : Danger ? constate que rien n’est fait pour limiter l’exposition des enfants à la télévision, où les scènes de violence se multiplient.


"Enfance-Télé : Danger ?" tient à vous remercier ainsi que les nombreux Ministres qui ont répondu à nos courriers, mais un constat s’impose : Nos 10 REMEDES A LA MALTRAITANCE AUDIOVISUELLE et notre excellent bilan des 10 JOURS SANS ECRAN n’enclenchent aucune mise en action. Nous sommes déçus.

La télé-violence croissante qui imprègne l’esprit des enfants, de nous tous, induit une société toujours plus violente !

La situation présente convient-elle ? Pour faire écho à l’interrogation du Conseil Français des Associations des Droits de l’Enfant, les responsables politiques n’aiment-ils pas les enfants ? La Protection de l’Enfance est-elle abandonnée ?

Monsieur Fréderic Mitterrand [ministre de la Culture], questionné par ses pairs, brandit la loi du 9 septembre 1986 : « La communication est libre », loi qui a écrasé la protection de l’enfance à la télévision.

Le CSA, dont un seul sage sur neuf est responsable de la Protection de l’Enfance, rappelle ses bonnes intentions et les vertus d’une signalétique expliquée une fois par an et qui autorise de nombreuses dérives… impunies. « Nous ne voulons pas d’une télévision aseptisée », déclarait Agnès Vincent-Deray en novembre 2009, après avoir fait le constat pour La Croix d’une « augmentation substantielle et alarmante des violences à la TV » notamment Canal+, NRJ12, TMC et Virgin 17 (chaînes primées par les jeunes).

87%, soit une majorité écrasante des Français a conscience d’un « déchaînement et d’une montée en puissance de violences sur et par les enfants ». Les actualités quotidiennes sont la réplique des images révoltantes, omniprésentes sur nos écrans. (Ex : Dimanche 24 juillet, un jeune homme de 20 ans, battu à mort, est retrouvé nu à Aix-en-Provence.)
Les violences télévisuelles et sur autres écrans constituent une imprégnation fusionnelle permanente, suppléant toute forme d’éducation, engendrant des « individus pas ou mal socialisés qui ne savent pas ce qui est mal ou indécent ».

Tandis que les chaînes se multiplient, s’enrichissent par le biais des images violentes, la société se désintègre : Combien en une seule année d’enfants assassinés, torturés, mutilés ? De femmes violées ? De violences physiques intra-familiales (1 million) ? D’enseignants brisés ? De suicides de policiers (600) ? De pompiers et soignants attaqués ? L’augmentation de la violence gratuite chez les filles (65%) est effrayante !

A quand une prise en compte sérieuse de nos propositions constructives et leur déclinaison en action ?
La société civile réclame une réponse rapide et visible.

Un Etat de Droit peut-il supporter que la Convention Internationale des Droits de l’Enfant soit ainsi piétinée par des médias surpuissants, oubliant son premier devoir : la Protection de l’Enfance ?

Nous demandons à d’autres associations de signer cet APPEL SOLENNEL, la situation l’exige !






Source : Communiqué de presse.

Enfance-télé : danger ? est l’initiatrice de la « Semaine sans télé » en France en 1997et organisatrice dès 2009 des « 10 jours sans écran » avec 460 élèves de Wimereux.

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