Le coût du démantèlement de La Hague est revue à la hausse

Durée de lecture : 2 minutes

31 janvier 2013 / latribune.fr

4 milliards d’euros pour démanteler une usine de retraitement nucléaire de La Hague. Début 2012, la Cour des Comptes tablait sur 3,2 milliards d’euros.


Il faudra finalement près de 4 milliards d’euros sur 25 ans pour démanteler l’ancienne usine [UP 400] de retraitement de déchets nucléaires de la Hague, a indiqué lundi 28 janvier Jean-Jacques Dreher, directeur du site. En 2010, le coût avait été évalué autour de 2,5 milliards d’euros par une commission locale d’information qui avait rassemblé cadres d’Areva, écologistes anti-nucléaires et élus locaux.

Pour Catherine Argant, la directrice de la communication du site, il n’y a pas de contradiction entre ces chiffres. « Nous n’avons pas revu à la hausse notre évaluation. Le chiffre donné de 2,5 milliards n’incluait pas le coût de reprise de conditionnement de déchets », a-t-elle expliqué à l’AFP. Les déchets de cette usine n’étaient, en effet, pas conditionnés de façon définitive, d’où la nécessité de revoir leur emballage.

La Cour des comptes, loin du compte...

Mais le coût du démantèlement ressort à un niveau plus élevé que l’estimation qui avait été faite en janvier 2012 par la Cour des comptes. Celle-ci tablait alors sur un coût total de 3,2 milliards d’euros. D’après Catherine Argant, les magistrats n’avaient pas pris en compte le coût du transport des déchets jusqu’au nouveau centre de stockage.

Le transfert des 50 000 m3 de déchets de cette usine qui a été en service entre 1966 et 1998 est un chantier de grande envergure. Pour le géant du nucléaire, c’est un chantier plus important encore que le démantèlement d’un réacteur nucléaire.

Nouvelle mise en demeure de l’ASN

L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) a une nouvelle fois mis en demeure Areva de respecter la réglementation sur 60 équipements de son usine de retraitement de Beaumont-La Hague. D’après l’ASN, certains de ces équipements « contiennent des niveaux très élevés de radioactivité ». Ces niveaux de radioactivité ont été constatés lors d’une inspection effectuée les 3 et 4 décembre dernier. Areva a entre six et douze mois pour se mettre en conformité, en fonction des équipements. Areva, de son côté, a estimé que la « la mise en demeure est liée à un retrad de transmission de documents ».

C’est la troisième fois en moins d’un an que cette usine est visée par une mise en demeure de l’ASN.



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Source : latribune.fr

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