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« L’éco-blanchiment de la culture », conférence à Paris

Date
Le vendredi 13 décembre 2019
https://www.carreaudutemple.eu/renc...

Les affinités entre arts et sciences, y compris les sciences de l’environnement, ne datent pas d’hier. Les deux domaines sont corrélés au concept de patrimoine : l’art, au patrimoine matériel ; l’environnement, au patrimoine naturel.

Cette notion véhicule une même préoccupation de sauvegarde du passé et de transmission aux générations futures. Il y a par ailleurs un vocable commun. Qu’il s’agisse d’œuvres ou d’écosystèmes, les mots “préservation”, “restauration”, “conservation” - et tant d’autres qui les rythment et les relient - témoignent d’une proximité d’enjeux. La représentation de l’environnement et la place de l’être humain en son sein constituent l’un des sujets les plus visités en art, mêlant angoisse et fascination face à la nature, ses beautés et ses dangers, d’où les écrits philosophiques sur le Sublime, venus de la phénoménologie allemande ou de l’empirisme anglo-saxon.

Mais, face à l’urgence climatique dont nous prenons enfin conscience, quel est le réel potentiel de la création artistique ? Quels rôles l’artiste et la culture peuvent-ils jouer face aux crises environnementales actuelles ? Concrètement, de quelles façons l’art contemporain peut-il s’engager, agir autour de la cause environnementale ? (texte de Françoise Docquiert, responsable du Master DPEC, La Sorbonne Paris 1, présentation annuelle)

En 2017, Toby Miller publie Greenwashing Culture. Il y décrit les accointances grandissantes entre le champ et les acteurs de la culture et le greenwashing, ou écoblanchiment en français. A la rentrée 2019, le Carreau du Temple annonce le thème de ses Rencontres de La Sorbonne saison 2019-20 : culture et environnement, ou la place de l’art dans la lutte contre les dysfonctionnement écologiques

Le greenwashing, cet opportunisme du marketing envers les enjeux environnementaux, a d’abord concerné les marques et le milieu commercial. Il s’est désormais étendu au milieu culturel, où l’écologie est devenue une thématique en vogue et attrayante.

En étroite collaboration avec leurs intervenants, les membres de l’équipe ont pensé ce moment social inédit : quelle est la juste place de l’éco-blanchiment dans le milieu culturel ? Cette visibilité accrue des thématiques environnementales peut-elle avoir un impact positif sur les pratiques ou au contraire créer une défance ?

Chacun de nos quatre intervenants présentera sa pratique, réagira aux sujets d’actualité liés au greenwashing et discutera de ce concept pour en défnir les contours et implications au plus proche de notre époque.

Nos intervenants :

► Keimis Henni & Anna Labouze :
Anna Labouze & Keimis Henni, commissaires d’exposition, fondateurs d’Artagon et directeurs artistiques des Magasins généraux, dont la saisons culturelle 2020, Jardins partagés, portera sur la transition écologique, économique et sociale. Leurs domaines de prédilection sont les dialogues entre les différents champs de la création, les liens entre art et société, les projets de coopération culturelle internationale et la création émergente. Anna Labouze est diplômée de HEC Paris avec une spécialité en développement durable et en innovation sociale. Keimis Henni est diplômé en droit (Université Panthéon-Assas) et en histoire de l’art (Sorbonne Université).
http://artagon.co/fr/artagon/
https://magasinsgeneraux.com/fr

► Victoire Guillonneau :
Organisatrice pour 350.org Fondée par des étudiants nord-américains en 2008, 350.org est une organisation devenue internationale qui lutte contre le règne de l’industrie fossile et milite pour le développement des énergies renouvelables. Plusieurs groupes Zéro Fossile mènent des actions, dont récemment Libérons le Louvre devant la pyramide du Louvre, afin de dénoncer le financement du musée par l’entreprise Total.
https://350.org/

► Laurent Tixador :
Artiste dont la pratique porte un fort message lié aux enjeux écologiques et sociaux : pour les éprouver au plus près, l’artiste effectue tous ses déplacements à pied. Sur son chemin, des objets qui viennent compléter son journal de bord et ses “architectures transitoires”, révélant ainsi une esthétique de la récupération et du temps tranquille. Ou l’importance de l’environnement. Laurent Tixador est diplômé des Beaux-Arts. En 2013, il obtient notamment le Prix COAL pour l’art et l’environnement.
http://laurenttixador.com/
https://laurenttixador.tumblr.com/

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