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En bref — Transports

Le ministre Djebbari ne supporte pas qu’on critique les subventions aux avions

« Ce n’est pas le train qui est trop cher, c’est l’avion qui ne l’est pas assez. Est-ce qu’on impute aux billets d’avions le coût de son impact carbone ou non ? Si ce n’est pas le cas, cela donne cette situation », a affirmé 1er décembre Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, lors de son audition par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale. Le dirigeant a plaidé pour une taxe sur le kérosène ; l’exemption de ce carburant aéronautique représente, parmi d’autres aides à l’aviation, une subvention de 300 millions d’euros par an.

Cette prise de position publique a suscité l’ire de son ministre de tutelle, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebarri, ardent supporter de l’aviation. Selon la radio RTL, il a écrit sèchement à M. Farandou : « Je ne te cache pas mon étonnement de t’entendre à nouveau exprimer ta position anti-avion alors que l’État n’a jamais autant investi dans le ferroviaire. » Le ministre affirme que « le train et l’avion sont complémentaires ».

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