Le plus grand bateau solaire du monde a fait escale à Paris

Durée de lecture : 2 minutes

12 septembre 2013 / leparisien.fr




Après avoir vogué cinq mois sur l’Atlantique à la barre de « Planet Solar », le plus grand bateau solaire du monde, Gérard d’Aboville a entamé sa remontée de l’estuaire de la Seine vers Paris, où ce navire futuriste, couvert de plus de 29 000 cellules photovoltaïques, est arrivé mardi 10 septembre. Pour un vieux loup de mer comme d’Aboville, qui fut le premier à traverser l’Atlantique en solitaire à la rame en 1980, on se dit que voguer sur un fleuve est un jeu d’enfant.

Sauf que « Planet Solar » n’est pas un bateau comme les autres. Avec ses 100 t, ses 512 m2 de panneaux solaires, ses 23 m de large et 35 m de long, ce catamaran géant, qui a déjà traversé trois océans, se sent un peu à l’étroit entre deux bandes de terre.

« Nous avons dû négocier au centimètre près le passage de l’écluse la plus étroite de la Seine, à peine plus large que nos panneaux solaires », confie le capitaine. Après avoir achevé en mai 2012 le premier tour du monde sans une goutte de carburant, le catamaran, uniquement propulsé par l’énergie solaire, vient de parcourir 8 000 km entre Miami (Etats-Unis) et Ostende (Belgique) pour étudier les échanges d’énergie entre l’océan et l’atmosphère le long du Gulf Stream, ce courant considéré comme le régulateur essentiel du climat européen et nord-américain.

Etude des microgouttes émises par l’océan dans l’air, prélèvements d’eau, de phytoplancton, analyse des tourbillons… les scientifiques ont effectué des mesures en continu depuis le bateau qui a l’avantage de n’émettre aucune substance susceptible de biaiser les données. « Tout ce que l’on a mesuré était exempt de toute pollution qui aurait pu provenir, sur un autre navire océanographique, de la cheminée du bateau ou du moteur », souligne le climatologue Martin Beniston, chef du volet scientifique.

« Sur Planet Solar, la principale difficulté est de gérer l’autonomie des batteries, car une fois chargé en énergie solaire, le bateau ne peut naviguer que soixante-douze heures sans soleil et nous avons parfois dû modifier notre route pour éviter les zones nuageuses », confie le capitaine d’Aboville.

Jeudi, une exposition organisée de 14 heures à 17 heures dans les serres du parc André-Citroën (XVe) dévoilera les coulisses de ce bateau hors norme et de l’expédition. L’équipage et les chercheurs seront présents sur place pour répondre aux questions du grand public.

Programme sur Planet solar.





Source et photo : leparisien.fr

Lire aussi : Au Bangladesh, l’énergie solaire se répand dans les campagnes

3 juin 2020
« Laissez-nous respirer » : un rassemblement massif dénonce les violences policières en France et aux États-Unis
Reportage
2 juin 2020
Au sein des foyers, les tâches écologiques retombent sur les femmes
Info
2 juin 2020
Dans les Balkans, bergers et biologistes s’unissent pour sauver les derniers vautours
Reportage




Du même auteur       leparisien.fr