Le trafic routier quasi à croissance zéro

Durée de lecture : 1 minute

7 avril 2012 / Commissariat général au développement durable

Les Français n’augmentent plus le nombre de kilomètres parcourus en voiture. L’inflexion date de 2003, et du début de la hausse des prix de l’essence


Alors qu’elle avait augmenté de 31,7 % entre 1990 et 2003, soit + 2,1 % par an, la circulation routière sur le territoire métropolitain marque une inflexion à partir de 2003 et semble plafonner depuis, avec une progression globale de 1,4 % entre 2003 et 2010, soit + 0,2 % par an.

Sur vingt ans, le parc des véhicules immatriculés en France s’est accru de 33,9 % mais leur parcours moyen a baissé de 2,0 %. Dans le même temps, la circulation des véhicules étrangers a fortement progressé contribuant significativement à l’augmentation globale. L’équipement et le multi-équipement automobile des ménages se sont largement développés conduisant à réduire l’usage annuel moyen des véhicules. S’y adjoignent récemment la hausse des prix du carburant et la congestion urbaine. Les ménages se tournent en ville vers les transports en commun et les deux-roues.

La circulation de véhicules de transport de marchandises s’est accrue plus vite jusqu’en 2007 (+ 41,3 % depuis 1990), en particulier celle de véhicules étrangers. Cependant, la crise économique de 2008 a stoppé net cette tendance et la circulation en 2010 n’a toujours pas retrouvé son niveau de 2007.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Commissariat général au développement durable

Photo : Linternaute

Lire aussi : Dans les Vosges, manifestation contre le trop-plein de poids lourds

15 juillet 2019
Le 20 juillet, une marche pour soutenir le « combat Adama » et « riposter à l’autoritarisme »
Tribune
18 juillet 2019
Élisabeth Borne, une « travailleuse acharnée » pas « écolo convaincue » au ministère de l’Écologie
Info
9 juillet 2019
Ceux qui aiment le raisonnement scientifique devraient être pour l’homéopathie
Tribune




Du même auteur       Commissariat général au développement durable