Les caravanes pour la justice climatique sont arrivées à Cancun le 3 décembre

Durée de lecture : 1 minute

3 décembre 2010 / Alter-Echos


Après s’être retrouvées à Mexico pour une manifestation « pour la vie, la justice sociale et climatique », les trois caravanes parties de San Louis Potosi, Guadalajara et Acapulco le 28 novembre, ont poursuivi leur route vers Cancun où elles arrivent ce vendredi 3 décembre.

Participant à la caravane partie de Guadalajara, nous avons pu noter que les populations victimes des principaux désastres environnementaux au Mexique sont sans illusion sur les résultats de Cancun.

Morceaux choisis :

« Nous allons à Cancun pour dire vraiment ce que sont nos gouvernements, pour montrer les ravages de leurs politiques et dire que nous ne sommes pas convaincus par leurs mesures d’adaptation », selon Machuy Zamouripa de la communauté Magdalena Contreras qui se bat contre un projet d’autoroute détruisant leur village et la forêt avoisinante.

« Nous pratiquons l’environnementalisme des pauvres, un environnementalisme par obligation, une lutte de survie pour la vie de nos enfants », dit Enrique Encizo Riviera d’El Salto victime de la pollution de la rivière Santiago par des multinationales profitant de l’absence de régulations environnementales en raison de l’Accord de Libre-Echange Nord-Américain.

Pour Graciella Gonzales de l’Assemblée Nationale des Affectés Environnementaux, Cancun est « une opportunité pour mettre en lumière la duplicité des gouvernements, et montrer qu’on ne pourra pas préserver l’environnement sans changer de système ».

................................................................

Pour en savoir plus :

- cette vidéo : http://vimeo.com/17406147

- ce reportage intitulé "Cancun ? Des caravanes dénonçant la duplicité des gouvernements" : http://www.mediapart.fr/club/editio...



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Communiqué de presse.

Infos : http://www.alter-echos.org

Lire aussi : Climat : pour une distribution planétaire des droits au CO2 http://www.reporterre.net/spip.php?...

9 juillet 2019
Ceux qui aiment le raisonnement scientifique devraient être pour l’homéopathie
Tribune
18 juillet 2019
Élisabeth Borne, une « travailleuse acharnée » pas « écolo convaincue » au ministère de l’Écologie
Info
17 juillet 2019
La ratification du Ceta divise les députés, même dans la majorité
Info