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Les dangers du maintien de l’ordre toxique

Durée de lecture : 1 minute

4 novembre 2019 / Anna Feigenbaum



Anna Feigenbaum, dans « Petite histoire du gaz lacrymogène », décrit comment l’usage de ce gaz de combat a causé, par milliers, des blessures graves, des traumatismes, des mutilations, des asphyxies, des morts — mais aussi comment il s’inscrit dans un processus de maîtrise, par la force brute, des foules et de l’espace public.

  • Présentation du livre par son éditeur :

Des tranchées de 1914 aux Gilets jaunes.

Une préoccupation fondamentale traverse le débat sur le gaz lacrymogène : quelle est la relation entre le profit financier et la violence policière ? »


D’abord utilisé sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, le gaz lacrymogène fut peu à peu intégré, non sans entorses aux conventions internationales, à la panoplie du maintien de l’ordre civil aux États-Unis puis dans l’Empire colonial britannique et, enfin, partout dans le monde. Il a fini par jouer, dans le raidissement du contrôle social, un rôle central, qui en fait l’un des piliers des pouvoirs établis ainsi qu’un fructueux produit pour l’industrie de l’armement.

Irréprochablement documenté, ce livre décrit comment l’usage de ce gaz de combat a causé, par milliers, des blessures graves, des traumatismes, des mutilations, des asphyxies, des morts — mais aussi comment il s’inscrit dans un processus de maîtrise, par la force brute, des foules et de l’espace public.
L’autrice propose un récit saisissant, plus particulièrement axé sur le monde anglo-saxon, qui nous mène des laboratoires militaires américains et britanniques au salon Milipol, en passant par les lieux de résistance brutalement évacués — et qui fourmille de témoignages et de documents déclassifiés démontrant les dangers du maintien de l’ordre toxique.

  • Chercheuse en sciences sociales, enseignante à la Bournemouth University (Royaume-Uni), Anna Feigenbaum a publié Protest Camps (ZED, 2013) et Tear Gas (Verso, 2017).

  • Petite histoire du gaz lacrymogène, d’Anna Feigenbaum, éditions Libertalia, septembre 2019, 336 p., 17 €.



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