Les hirondelles sont moins nombreuses

Durée de lecture : 3 minutes

18 mai 2012 / Ligue de protection des oiseaux



Les hirondelles paraissent de moins en moins nombreuses. Pour mieux connaitre leur situation, une enquête de « science participative » est lancée. Pas besoin d’être un expert pour y participer.


Le printemps revient et les hirondelles avec lui. De retour des pays d’Afrique subsaharienne, les hirondelles ont parcouru plus de 6 000km pour revenir nicher dans notre pays. Mais depuis quelques années, elles sont de moins en moins nombreuses à revenir. C’est pourquoi le 15 mai 2012 et pour 2 ans, la LPO [Ligue de protection des oiseaux], aidée des associations locales de protection de la nature, lance une grande enquête de science participative sur les hirondelles de fenêtre de notre pays.

Nos ambassadrices du printemps reviennent, combien seront elles cette année ?

Les chiffres obtenus lors de précédents programmes de suivi montrent par exemple qu’il y a une diminution de -41% des effectifs d’hirondelles de fenêtre depuis 1989 (source MNHN [Museum national d’histoire naturelle] 2010). La modification des pratiques culturales, le dérangement, les destructions volontaires ou non des nids, tous ces facteurs jouent un rôle dans ce déclin. Il semble donc nécessaire de mieux connaître ces espèces pour mieux les protéger et les prendre en compte dans les aménagements urbains.

L’enquête

L’enquête nationale hirondelles est un projet coordonné par la LPO et relayé au niveau local par une cinquantaine d’associations de protection de la nature. Lancé pour 2 années, il se compose de 3 parties visant chacune des publics bien distincts : le grand public pour une meilleure connaissance des hirondelles de fenêtre, un public plus averti pour participer au recensement exhaustif des nids occupés d’hirondelles de fenêtre et rustique sur 5 communes par an et par département et pour finir, les ornithologues professionnels pour celui des hirondelles de rivage.

La LPO et les associations locales ont besoin d’aide

La première partie de l’enquête repose exclusivement sur la participation du grand public : famille, école… tout le monde peut participer, pas besoin d’être un expert. La LPO et les associations font donc appel à tous !

Les hirondelles de fenêtre sont faciles à localiser et à identifier. Elles construisent généralement leur nid, un hémisphère de boue et de salive sous les avant-toits de nos habitations au sein même des villes et des villages. Quant à l’hirondelle de fenêtre elle-même, on la reconnait facilement à son dessous blanc et son dos et ses ailes noir-bleuté, contrastant fortement avec son croupion blanc.
Plus de précisions sur Enquête hirondelles.

Participer, c’est facile !

Un carnet, un crayon, une balade au détour d’une ville ou d’un village. Il suffit de lever les yeux et d’observer. Chacun peut ainsi trouver un nid d’hirondelle de fenêtre. Ensuite, il suffit de prendre le temps de regarder s’il est occupé et de noter quelques informations comme la date et le lieu. Enfin, le site dédié à l’enquête permet de saisir ses données afin qu’elles soient étudiées à la fin de l’enquête en 2014. Une enquête de science participative qui aidera ainsi les scientifiques à mieux connaître la répartition des hirondelles de notre pays et ainsi à mieux les protéger !






Source : LPO

Photo : L’envol des oiseaux

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