Les soulèvements de la Terre, à Rennes (Ille-et-Vilaine)

Durée de lecture : 3 minutes


Le samedi
11
mai
au dimanche
12
mai


LES SOULÈVEMENTS DE LA TERRE
Un cycle de réflexion sur l’écologie au mois de Mai à Rennes

« Voilà une inversion du rythme des métamorphoses : l’humain
éphémère est désormais plus stable que son milieu, moins
périssable, alors qu’il était jusque-là le fugitif dans la
minéralité impassible des paysages, et l’éternel cycle des mêmes
saisons. Imaginez : un tiers des espèces vivantes de la planète,
vieilles chacune de millions d’années, pourrait disparaître avant
vous, dans le courant d’une vie humaine. »*

Au sein de cette étrange époque, les soulèvements de la Terre se
multiplient : des ouragans ravagent des villes entières, des amarantes
résistantes envahissent des champs d’OGM, des gilets jaunes pillent la
« plus belle avenue du monde », des milliers de jeunes sèchent les
cours « pour le climat », et tant d’autres amis se battent contre la
construction de mines, de centrales biomasses, de centres commerciaux,
l’enfouissement de déchets nucléaires, pour la protection des forêts,
des espèces et des terres agricoles...

Ces moments politiques parviennent parfois à opérer des jonctions les
uns avec les autres, à se répondre ne serait-ce que symboliquement, à
comprendre ensemble la situation qui leur est faite, pour mieux y
résister. Mais toute forme de contestation se confronte toujours au
risque de se retrouver enfermée dans les problèmes que l’on veut lui
imposer d’en haut.

Nous nous demandons « comment résister à la destruction unilatérale
des milieux vivants ? », les médias et les gouvernants rétorquent « 
comment modifier notre consommation pour qu’elle soit compatible avec un
développement durable ? »

Pour rester vifs et non englués dans les faux-problèmes imposés par
les classes dirigeantes et leurs soutiens, nous vous invitons à un
cycle de réflexion sur l’écologie, qui se déroulera tout le long du
mois de Mai à Rennes.

Le WEEK-END DU 11 ET 12 MAI sera un moment clé, regroupant des
chercheurs en histoire, préhistoire, philosophie, anthropologie, et des
participants aux mouvements des gilets jaunes, pour le climat et pour la
défense de territoires. Nous interrogerons à la fois la situation
écologique et politique actuelle, ses impasses et ses potentiels, les
inventions nécessaires pour lui donner de l’endurance, en prenant aussi
le temps de revenir sur la « géohistoire » du capitalisme (sa
manière spécifique d’organiser le tissu de la vie), nous permettant de
comprendre d’une autre manière ce qui nous arrive. Il nous faudra
également faire vaciller l’évidence du sens que nous donnons à des
notions communes telles que « société » et « nature » : d’où
vient notre propre manière de comprendre le monde, séparé entre
l’univers des humains et celui de la nature ? Au fil des discussions,
nous pourrons participer à reconstruire nos analyses et nos luttes par
delà la fausse opposition entre la nature et la société.

Nous voulons faire sentir que l’écologie est moins une addition à la
liste interminable des domaines de la lutte qu’un changement profond de
paradigme, qui met au centre les relations constitutives entre les
humains et le reste de la nature, pour comprendre le monde, la
politique, le pouvoir et le capitalisme.

ÉVÉNEMENT FACEBOOK : https://www.facebook.com/events/2010923212363456/

Les dates manquantes seront affichées sur le site
maisondelagreve.boum.org/

* La citation est de Baptiste Morizot, « Ce mal du pays
sans exil. Les affects du mauvais temps qui vient. »



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