Les villes pourraient se nourrir elles-mêmes

Durée de lecture : 2 minutes

14 janvier 2011 / Jean-Luc Saladin

Si on mettait en culture les surfaces disponibles dans les villes on pourrait produire le plus gros de nos besoins alimentaires.


Tous calculs faits, il s’avère que si on mettait en culture les surfaces disponibles dans les villes on pourrait produire le plus gros de nos besoins alimentaires de manière biologique, dans la plus grande proximité et avec un effet bénéfique maximum sur l’environnement, c’est même là l’action la plus forte et la plus simple que l’on puisse faire pour l’environnement et la société.

Les gazons sont une mode qui ne repose sur aucun fondement rationnel.

* C’est au 18 ème siècle que s’est répandue la mode des gazons chez les gens aisés. C’était un signe de richesse que de pouvoir avoir des terres non productives. Puis s’est répandue cette mode par cet effet d’imitation rivalitaire dont notre cerveau est dépositaire à notre insu,(cf les neurones miroirs), et cette mode perdure au titre de "mème" partout dans le monde comme une endémo-épidémie.

* On considère que sous nos latitudes il suffit de 200 métres carrés pour nourrir une personne à l’année en culture potagère.

Un exemple (On trouverait la même chose pour toutes les villes) :

LES SURFACES DU HAVRE :

- 55 000 000 mètres carrés (m2) au total, dont :

7 000 000 m2 d’espaces verts

39 500 000 m2 de parcelles (1)

7 500 000 m2 bâti

8 800 000 m 2 routes, trottoirs, parkings.

- soit donc environ :

55 000 000- 7 500 000- 8 800 000 =

38 000 000 m2 « cultivables » pour 185.000 habitants

Cela fait grosso modo ... 200 m2 par habitant

(Auxquels il faudrait ajouter les balcons, les terrasses, les dispositifs de cultures verticales le long des murs, et ce qui pourrait être cultivé derrière les fenêtres. )

ET DONC LA QUASI SUFFISANCE ALIMENTAIRE.

En faisant cela :

- On supprime le tiers de nos émissions de gaz à effet de serre (la filière agro-industrielle actuelle est responsable du tiers des gaz à effet de serre).

- On diminue d’un quart nos besoins énergétiques (l’assiette agro-industrielle est responsable du quart de nos besoins énergétiques).

- On produit une nourriture bio contenant suffisamment de ces antioxydants dont nos métabolismes ont besoin

- On a une demi heure d’activité physique quotidienne de très bonne qualité (100 watts) faisant travailler tous les muscles et toutes les articulations sans traumatisme, (facile à prendre sur les 4 heures quotidiennes de télévision, internet, vidéo, jeux vidéo).

- On est plongé dans le mystère du vivant qui est source de contemplation, d’humilité, et d’émerveillement.

- On a une occasion de tisser du lien familial et social.

- On donne beaucoup de pouvoir d’achat et de dignité.

- On donne de l’autonomie.

- On tisse du lien social.

- On sécurise notre société en cas de crise alimentaire.

- On participe au développement de la biodiversité, en créant des biotopes très diversifiés.

- On crée de la diversité paysagère.

..........................

Note :

(1) Une parcelle est un terrain d’un seul tenant appartenant à un seul propriétaire.




Source : http://veloetpotager.20minutes-blog... avec des précisions apportées par l’auteur à Reporterre.

Lire aussi : Transition optimiste

18 juillet 2019
L’empire d’Amazon s’étend en France : l’enquête de Reporterre
Enquête
15 juillet 2019
Le 20 juillet, une marche pour soutenir le « combat Adama » et « riposter à l’autoritarisme »
Tribune
16 juillet 2019
Pourquoi faire la « marche des animaux » ?
Une minute une question




Du même auteur       Jean-Luc Saladin