Les voisins de Dominique Strauss-Kahn en procès le 16 septembre

Durée de lecture : 2 minutes

14 septembre 2010 / Jeudi Noir

Les squatteurs de Jeudi Noir occupent l’immeuble de La Marquise, donnant sur la place des Vosges, depuis octobre 2009. D’autres résidents de la place des Vosges : Dominique Strauss-Kahn, Christine Lagarde, Jack Lang. Les squatteurs sont convoqués par la justice jeudi 16 septembre.


Souvenez-vous... Il y a presque un an nous inaugurions notre nouveau QG : un hôtel particulier de 2300m² situé Place des Vosges.

Mais si depuis octobre 2009 nous occupons ce bâtiment classé, ce n’est pas pour le plaisir d’admirer la place des Vosges ou d’avoir Dominique Strauss-Kahn comme voisin. C’est bien parce que nous sommes dans l’incapacité de nous loger tant dans le parc privé aux prix prohibitifs que dans des logements sociaux ou chambres CROUS qui nous ont été refusés.

Avant notre arrivée le bâtiment était inhabité depuis plus de 43 ans.

Cette occupation nous a conduits devant le tribunal du 5e arrondissement en janvier dernier. En pleine crise du logement, le procès d’une trentaine de jeunes précaires qui occupent et entretiennent un bâtiment vide depuis des dizaines d’années se conclura sur un verdict sévère :

- Condamnation à l’expulsion et 25 000 euros d’indemnités à payer à la propriétaire par mois d’occupation !

Malgré cette décision qui visait à faire peur, l’occupation continue. Nous vivons depuis 8 mois avec le risque de voir venir les hommes en bleus nous déloger chaque matin. Des saisies sur les comptes de jeunes insolvables ont été ordonnées.

Nous avons fait appel de ce jugement, l’audience en appel aura lieu le 16 septembre à 14h.

Concernant le bâtiment, aucune preuve d’imminence d’un projet sérieux de réhabilitation n’a été fournie. Il est pourtant souhaitable que ce bâtiment classé ne retombe pas dans l’abandon et que nous ne nous retrouvions pas à la rue.

Place des Vosges, comme lors de nos précédentes occupations, nous, le collectif Jeudi noir, avons montré notre sérieux en entretenant le bâtiment. Nous montrons aussi notre engagement en encourageant la réalisation de travaux le plus rapidement possible afin de rendre une utilité sociale aux lieux que nous réquisitionnons.

Il est légalement possible, humainement et même économiquement souhaitable de trouver un accord avec la propriétaire.

Il y a un an, nous étions en train de signer un protocole avec le propriétaire de notre précédente réquisition au Passage de la Bonne Graine. D’un commun accord, des travaux ont débuté alors que nous nous trouvions encore dans le bâtiment et nous avons finalement rendu les clefs pour ne pas empêcher la construction de logements.

Rendez-vous Jeudi 16 Septembre à 13h30 devant la cour d’appel de Paris (métro Cité) Pour continuer à soutenir les Marquisards.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : http://www.jeudi-noir.org/Les-squat...

Ecouter aussi : Qu’est-ce que Jeudi Noir ? http://www.reporterre.net/spip.php?...

12 octobre 2019
En Allemagne, le climat est au centre du débat politique
Info
11 octobre 2019
Dans un pays climatosceptique et autoritaire, des jeunes Russes se mobilisent pour le climat
Reportage
11 octobre 2019
Équateur : un pays révolté par « le retour du FMI dans la politique »
Entretien




Du même auteur       Jeudi Noir