Marche contre un projet de centre d’enfouissement de pneumatiques, à Bellac (Haute-Vienne)

Le samedi
9
septembre




Le collectif environnemental de Basse-Marche s’est constitué pour s’opposer à l’enfouissement sur le site d’Alvéol des pneumatiques usagés et autres déchets caoutchouteux du site de l’ancienne usine de Wattelez du Palais-sur-Vienne.

Il appelle à une manifestation le samedi 9 septembre, à 10 heures, devant la sous-préfecture de Bellac.

Non à l’enfouissement des pneus !

Le collectif s’oppose fermement à l’enfouissement, sur le site Avéol de Bellac et Peyrat-de-Bellac, de 62 000 tonnes (soit 85 000 mètres cubes) de pneus usagés et autres déchets du site de l’ancienne usine Wattelez du Palais/Vienne.

Le collectif s’oppose aux 20 rotations journalières prévues jusqu’au premier trimestre 2018 passant notamment par Mortemart, un des Beaux Villages de France.

D’où ça vient ?

À l’abandon depuis 25 ans, la friche de l’usine de régénération de caoutchoucs du Palais qui a été exploitée de 1921 à 1989. Le fonds de commerce est cédé à la société Eureca en 1991, laquelle dépose le bilan et abandonne 90 000 tonnes de déchets. L’ADEME intervient en 1993 pour évacuer les produits et déchets les plus dangereux. Après une saga judiciaire de 25 ans et plusieurs incendies sur le site, en septembre 2013 le Conseil d’État confirme l’obligation à Wattelez d’éliminer les déchets (ou à défaut de financer l’opération).

En 2016, la Préfecture de Haute-Vienne a demandé « la consignation de 8,4 millions d’euros à l’encontre de la société et de la famille Wattelez afin de faire exécuter la remise en état de la friche ».
Aujourd’hui dans l’opération montée pour le transfert des déchets sur le site d’Alvéol, l’Etat a renoncé à collecter 2 millions d’euros de taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), permettant de réduire le coût des opérations à 4 millions d’euros, à la charge de Wattelez.

Solidarité avec les Palaisiens, pour une vraie solution !

Nous comprenons que les habitants du Palais/Vienne veuillent en finir avec une nuisance qui n’a que trop duré et qu’un aménagement urbain soit à l’étude.

Mais l’enfouissement à Bellac n’est pas une solution. La loi oblige aujourd’hui à la valorisation des pneus usagés. Diverses techniques de recyclage existent aujourd’hui dans ce domaine. Jouer d’arguties langagières, céder à la facilité et privilégier l’aspect financier, notamment pour le pollueur, n’est pas responsable.

L’intérêt général veut que les dangers sévissant au Palais/Vienne (incendies, pollution du sol et des eaux) ne soient pas transférés à Bellac.
Quelle image pour le nord du département si une telle opération se réalise.
Une vraie solution de traitements de l’ensemble de ces déchets doit être mise en place.

Avec l’énergie, l’intelligence, la participation de tous, nous gagnerons !

Les rassemblements organisés devant le site d’Alvéol à Bellac en début de semaine ont permis de porter au grand jour le problème. Une étape importante a été franchie. L’intimidation et le passage en force que semblent avoir choisi les pouvoirs publics est une réponse de mépris pour plus de 1000 signataires de la pétition et pour les 200 participants aux rassemblements.

Nous sommes des citoyennes et citoyens soucieux de responsabilité sur la question du traitement des déchets, pour l’avenir de notre région, pour l’environnement que nous léguerons. Beaucoup d’entre vous sont dans la même conviction. Soyons encore plus forts : nous sommes tous concernés par cet enjeu environnemental et démocratique.

Source : courriel à Reporterre




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