Notre Dame des Landes : Elise et Erwan condamnés par le tribunal, ils font appel

Durée de lecture : 2 minutes

5 mars 2013 / Geneviève Coiffard-Grosdoy



Elise et Erwan avaient manifesté nus contre le projet d’aéroport. Le tribunal de Saint Nazaire les a condamnés à 15 jours de prison avec sursis. Ils font appel.


- Reportage, Saint Nazaire

Petit rassemblement ce mardi 5 mars à 14h devant le tribunal de St-Nazaire, pour le rendu du jugement de nos deux Camille (à barbe et à couettes). Contrairement à l’audience qui avait eu lieu le 12 février, ils n’ont pas souhaité aujourd’hui une très forte mobilisation, sachant que nous sommes pris sur tant de fronts.

Mais les fidèles sont là. Juste devant l’entrée du tribunal, trois confortables fauteuils relax/ chaises longues... et des slogans :

’Nous somm’s venus chercher
La relaxe, la relaxe
tout autre jugement
serait iniquité...’

Plus quelques remarques sur tous ces pharmaciens qui, sans être jamais inquiétés, étalent dans leur devanture des femmes dénudées pour vendre des produits de bronzage cancérigènes...

Arrivent nos deux Camille. Ovationnés, ils entrent dans le tribunal.

C’est très bref, Camille à couettes sort la première, secouée quand même par cette condamnation : ils sont reconnus coupables (on ne sait toujours pas bien de quoi !) et condamnés à 15 jours de prison avec sursis, sans amende (la réquisition était de un mois et 200 euros d’amende).

Puis sortent Maître Le Moigne, et Camille à barbe. L’avocat a immédiatement interjeté appel. L’audience aura lieu à Rennes avec un délai de l’ordre de six mois.

’En appel on aura
La relaxe, la relaxe...’

.................................

Note :

Selon Ouest-France, l’avocat d’Erwan et Elise, Me Erwan Lemoigne, a indiqué qu’il faisait aussitôt appel de cette décision. « Nous avons apporté la preuve que le délit n’est pas constitué sur le plan juridique. Espérons que la juridiction rennaise aura un peu plus de recul car il est clair qu’à Saint-Nazaire le rapport de force n’est pas en faveur des militants. »






Source : Geneviève Coiffard-Grosdoy pour Reporterre

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