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Projection du film « Mon voyage sans fin », à Paris

Le mercredi
4
mai




Projection du film Mon voyage sans fin, de Masako SAKATA, suivie d’une rencontre avec la réalisatrice

le mercredi 4 mai 2016 à 20 h au cinéma La Clef
34, rue Daubenton 75005 Paris M° Censier-Daubenton (ligne7), bus 47
Tarif : 6,50 euros.
Réservation par mail recommandée : reservation@cinemalaclef.fr

En constatant la gravité de l’accident nucléaire en cours à Fukushima Daiichi, en mars 2011, Masako Sakata comprend soudain pourquoi sa mère, décédée en 1998, s’était engagée depuis 1977 dans un combat contre le nucléaire. Elle décide alors de commencer un voyage pour étudier ce que cette énergie de l’atome a apporté (ou a fait perdre) aux hommes : la région de la Hague en France près de l’usine de retraitement et d’entreposage des déchets nucléaires, les îles Marshall, dans l’océan Paci que, et au Kazakhstan, Semiparatinsk où ont eu lieu des essais nucléaires dans les années 50 et 60. Avant l’accident de Fukushima, la population japonaise avait été exposée aux radiations à trois reprises : avec les bombes sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, puis, lorsque des bateaux de pêcheurs reçurent des retombées radioactives de l’essai de la bombe H dans l’atoll de Bikini, en 1954. Malgré cela, le gouvernement japonais décida de développer l’énergie nucléaire ; un choix quali é « d’utilisation paci que de l’atome ». La mère de Masako expliquait que le nucléaire civil est également mortifère, et elle alertait sur le risque d’accidents en publiant des lettres d’information intitulées : « Ecoutez-moi ». À travers ses voyages dans différents pays nucléarisés, Masako poursuit les interrogations de sa mère, et nous interpelle. Écoutons-la.

Masako Sakata a réalisé deux documentaires sur l’agent orange (le défoliant utilisé lors de la guerre du Vietnam, et qui a provoqué des malformations et des cancers) : « Agent orange : a personal requiem » (un requiem personnel), en 2008, qui recevra le Prix du lm documentaire Mainichi et le Prix spécial du jury du Festival international du Film d’environnement. En 2011, « Living the silent spring » (Vivre le printemps silencieux), Prix du Public Documentaires Festival 2 cinéma de Valenciennes, Prix d’excellence du lm documentaire (par le Ministère japonais de la culture).

Source : courriel à Reporterre




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