Je fais un don
OBJECTIF :
120 000 €
60944
COLLECTÉS
51 %

Rassemblement de défense pour l’eau potable de l’agglomération rouennaise, à Rouen (Seine-Maritime)

Le samedi
26
mai


Rassemblement de défense pour l’eau potable de l’agglomération rouennaise
Le 26 mai 2018,
Avenue Pasteur, devant la Préfecture à Rouen
RDV à midi avec votre pique-nique.

En 2016, l’entreprise Odièvre, filiale du groupe Cap Seine décide de construire une énorme plate forme de stockage de produits phytosanitaires à Vieux Manoir, à 20 km de Rouen.

Le bâtiment, classé Seveso seuil haut, doit stocker jusqu’à 4000 tonnes de produits toxiques.

Lors de la réunion du Coderst (Conseil de l’Environnement de des Risques Technologiques), le représentant l’Agence de l’Eau Seine Normandie s’abstient de voter pour ou contre le projet, chose très rare !

En effet, depuis le début, entre autres choses, un doute plane sur les risques liés à l’eau potable, et le dossier déposé par Odièvre reste évasif sur le sujet.

Madame la préfète, avant de prendre une décision, commande alors une étude au BRGM (Bureau d’Etudes Géologiques et Minières) afin d’étudier ces risques.

Le 8 juin 2017, le BRGM rend son rapport à la préfecture, qui refuse de le divulguer, alors que ce rapport est sensé être public.

Madame la préfète prend enfin sa décision le 21 juin 2017, autorisant l’exploitation de la plateforme par Odièvre.

Et toujours pas de trace de ce fameux rapport...

C’est en ce mois de mars 2018 qu’il apparaît enfin et dévoile ce que la préfecture avait voulu cacher.

Il est téléchargeable ici : http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-66989-FR.pdf

Ce rapport est accablant.

Le projet Odièvre fait planer de gros risques de pollution sur les réseaux d’eau potables de nombreuses communes, notamment de la Métropole Rouen Normandie, via les vallées du Crevon, du Cailly, et du Robec :

Le projet, s’il se réalise, ferait très probablement peser des risques très importants sur la ressource en eau et l’alimentation en eau potable, et plusieurs captages pourraient très vraisemblablement être impactés en cas de déversement de polluants dans l’environnement souterrain.
De très nombreux usagers du Crevon et de la Métropole pourraient être affectés
si une grande quantité de polluants venait à s’infiltrer dans la nappe lors d’un accident majeur sur le site. 
Aussi, devant l’importance des enjeux et des risques, et avant d’aller éventuellement plus loin dans le projet, nous recommandons de mener un certain nombre d’investigations de manière à pouvoir mieux évaluer et préciser ces risques. »

La préfecture a donc décidé d’ignorer les recommandations du BRGM, et d’autoriser l’exploitation du bâtiment par Odièvre, sans qu’aucune étude ne soit effectuée, faisant ainsi courir un grand risque aux habitants des communes alentour et de la Métropole.

Ce combat regroupe différentes facettes :

Pour les habitants des villages proches du site, il s’agit de défendre leur cadre de vie, leur sécurité et leur environnement. Avec 70 camions par jour transportant des matières dangereuses, les nuisances et les risques d’accidents sont grands.

Pour les habitants de la métropole, il s’agit de défendre leur eau potable qui pourrait devenir hautement polluée en cas d’accident sur le site ou lors du transport des pesticides.

Pour tous, c’est un combat contre une forme d’agriculture destructrice de l’environnement et dangereuse pour la santé dont toutes les études nous montrent aujourd’hui qu’elle ne peut raisonnablement continuer.

C’est aussi refuser cette logique selon laquelle les intérêts financiers d’un grand groupe passent avant l’environnement et la santé de centaines de milliers de personnes, cette logique selon laquelle les décisions sont prises en amont, sans aucune concertation citoyenne réelle.




Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.

Lire aussi : À Rouen, l’eau potable menacée par un dépôt géant de pesticides
1er juin 2018
Les fermes-usines se multiplient en France, favorisées par la réglementation
Info
19 juin 2018
Comment redécouvre-t-on une race locale de moutons ?
Une minute - Une question
19 juin 2018
Hulotscope : l’écologie régresse, et c’est dangereux
Édito


Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre