Réduire les émissions de gaz à effet de serre implique de réduire le trafic aérien, montre une étude

Durée de lecture : 1 minute

14 novembre 2012 / Virage Energie Climat

L’étude est centrée sur les Pays de Loire et analyse l’effet d’un nouvel aéroport à Nantes.


La région Pays de la Loire compte neuf aéroports et deux aérodromes sur lesquels du trafic est enregistré. L’aéroport de Nantes-Atlantique est de loin la principale infrastructure aéroportuaire de la région. Plus de 95% des voyageurs transportés par avion en Pays de la Loire le sont sur cet aéroport (Explicit 2009), dont le trafic est en augmentation depuis 1990 (Direction Générale de l’Aviation Civile 2010). Il est prévu de transférer les activités de Nantes Atlantique sur un nouvel aéroport qui serait construit à Notre Dame des Landes, à 30 kilomètres au Nord de Nantes.

Nous présentons d’abord les méthodes d’inventaire d’émissions de gaz à effet de serre (GES) du trafic aérien, puis la méthode choisie pour réaliser les projections des consommations d’énergie et des émissions attribuables au transport aérien des Pays de la Loire jusqu’en 2050.

Après avoir présenté les résultats chiffrés des différents scénarios (figure 1), nous concluons que le trafic aérien régional devra nécessairement diminuer pour atteindre les objectifs de réduction des consommations d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Cette réduction n’impactera que la minorité de français(es) (20%) qui prend l’avion, essentiellement pour des motifs de loisirs, et sera d’autant plus facilement acceptée.

Figure 1. Scénarios d’évolution des émissions de GES du trafic aérien attribuable à l’aéroport de Nantes entre 2010 et 2050

Source : Scénario Virage Energie-Climat Pays de la Loire, octobre 2012



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Source avec lien vers le document complet : Virage Energie

Consulter par ailleurs : Dossier Notre Dame des Landes

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