Selon la Confédération paysanne, les loups conduisent le pastoralisme vers la disparition‏

Durée de lecture : 2 minutes

1er octobre 2013 / Confédération paysanne

Les attaques de loups nombreuses et récurrentes découragent éleveurs et bergers, et mettent à mal une profession sans ressource face à cette situation, si ce n’est d’enfermer les troupeaux en bergerie.


Septembre, le temps de la descente d’estives pour les troupeaux. Le temps de faire les comptes des manquantes aussi. Au 3 septembre 2013, 756 attaques de loup ont été comptabilisées pour un total de 2541 moutons et chèvres tués, auxquels s’ajoutent ceux qui n’ont pas été retrouvés. Derrière les chiffres, c’est autant de fois où bergers et éleveurs découvrent des bêtes déchiquetées, qu’ils doivent parfois achever.

Il y a eu moins d’attaques cet été qu’en 2012. Mais ce n’est pas parce qu’il y a moins de loups, c’est parce que les éleveurs et les bergers ont reculé. L’impuissance, la colère, le découragement, ont eu raison de bon nombre d’entre eux. Certains ont arrêté l’activité ou abandonnent les secteurs invivables. La bergerie devient le seul moyen de faire face à la prédation. Et la tendance devrait s’accentuer en 2014 si l’Etat ne prend pas enfin ses responsabilités en admettant que la cohabitation est impossible.

Le Plan loup est un nouvel échec. Et chaque échec laisse le temps à la population de loups d’augmenter et de s’installer sur une plus grande part du territoire. La Confédération paysanne avait prévenu que les 24 prélèvements autorisés garantiraient la progression de la population de loups, et il n’y en a eu que quatre ! Les deux derniers, tués ce week-end par des chasseurs ne sont qu’un affichage inutile. De vrais prélèvements, menés par l’Etat, doivent avoir lieu en ciblant les régions de pastoralisme avec un véritable objectif de régulation.

Il faut agir maintenant pour laisser une chance aux élevages ovins et caprins de continuer d’exister. En laissant la situation empirer, il semble qu’on nous pousse doucement à laisser les bêtes enfermées, à préférer l’élevage hors-sol, à changer de métier… Est-ce cela que nous voulons, industrialiser l’agriculture sous prétexte de sauvegarde d’espèce protégée ? Au rythme actuel, il devrait y avoir 700 loups en 2018, contre 300 aujourd’hui. Côté éleveurs, la tendance est inversée. Quelle est la population en danger de disparition ?



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Source et photo : Confédération paysanne

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