Simone Weill, une pionnière de l’écologie

8 mars 2017

Ce livre restitue le parcours étonnant et courageux de Simone Weil, et la pertinence de ses analyses sur la société industrielle, d’une étonnante actualité.

  • Présentation du livre par son éditeur :

Simone Weil (1909-1943) fut une lanceuse d’alerte dont la voix fut recouverte en son temps. Ce qu’elle annonçait se vérifie aujourd’hui : le système capitaliste et industriel tend à détruire toutes les bases possibles d’une organisation différente, et il subsistera jusqu’à l’extrême limite de ses possibilités. Son appel à une dissidence ultime qui renouerait le « rapport originel de l’esprit avec le monde » doit donc plus que jamais être entendu.

Simone Weil a tenté de concevoir un projet de civilisation capable d’accueillir les tensions entre exigence de liberté et confrontation avec les limites matérielles du monde – la « nécessité ». Ce projet exige un renversement des valeurs instituées dans des sociétés vouées au « règne de la force ». Il annonce celui de la décroissance par son exigence d’une pensée lucide, le refus de la force et de la vitesse, la coopération, la décentralisation, l’amitié et le sens de la beauté.

Les auteurs réunis dans cette collection constituent les racines de la pensée politique de la décroissance. L’apport de Simone Weil à cette pensée est présenté ici par Geneviève Azam et Françoise Valon ; la seconde partie de l’ouvrage est composée d’extraits qui offrent un accès direct à son œuvre.

  • Simone Weil ou l’expérience de la nécessité, par Geneviève Azam et Françoise Valon (Le Passager Clandestin), 8 €, 100 p.



Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.

Source : Le Passager clandestin

Première mise en ligne le 6 février 2017.

20 février 2018
Des milliers de cours d’eau sont rayés de la carte de France, et s’ouvrent aux pesticides
Enquête
8 février 2018
Par grand froid, les margoulins de la rénovation énergétique se frottent les mains
Info
16 janvier 2018
Les pêcheurs parlent : « La pêche électrique, ce n’est plus de la pêche, c’est de la destruction »
Reportage


Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre