Journal indépendant, sans publicité, sans actionnaire, en accès libre, financé par les dons de ses lecteurs
Recevoir la lettre d'info Logo Reporterre
Fermer

Traités de libre-échange

Un nouvel accord de libre-échange avec l’Amérique Latine inquiète les éleveurs

Mardi 30 janvier, les commissaires européens à l’Agriculture Phil Hogan et au Commerce Cecilia Malmström ont reçu à Bruxelles les négociateurs des quatre pays du Mercosur pour continuer les négociations en vue d’arriver à un accord commercial.

Quelques jours avant, le président Emmanuel Macron s’est dit partisan d’une finalisation « rapide » de l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur (marché commun d’Amérique du Sud). « Nous partageons la même vision stratégique sur cet accord entre l’Union européenne et le Mercosur, qui peut être bon pour les deux parties et qu’il est pertinent d’essayer de finaliser rapidement dans le contexte géopolitique actuel », a souligné M. Macron le 26 janvier, lors de la visite à Paris du président argentin.

Un nouvel accord de libre-échange qui alarme nombre de paysans en France. D’après la Confédération paysanne, les chiffres mis sur la table prévoient une ouverture à l’importation de 100.000 tonnes de viande bovine et 90.000 tonnes de viande de volaille. « Ces importations d’Amérique du sud vont déferler sur le marché européen et déstructurer un peu plus nos filières. Tout cela sans prendre en compte la traçabilité douteuse de ces produits sud-américains et leurs conséquences néfastes sur l’environnement sur place : déforestation, culture de soja OGM... », dénonce le syndicat dans un communiqué.

Pour l’eurodéputé PS Eric Andrieu, « Emmanuel Macron s’est d’ores et déjà couché devant l’Allemagne qui veut utiliser l’agriculture européenne comme monnaie d’échange pour un accès accru de ses produits industriels sur le continent sud-américain », explique-t-il sur son site.

Sur le volet environnemental, Eric Andrieu estime qu’« on ne peut pas, d’un côté, promouvoir une agriculture durable en faisant de la lutte contre la changement climatique une priorité, et, dans le même temps, faire venir sa viande de l’autre bout de la planète, en favorisant un modèle agricole intensif, responsable à 80 % de la destruction de la forêt amazonienne. »

D’autres sessions de négociations sont prévues dans les prochains mois.

-  Source  : Reporterre.

Recevoir gratuitement par e-mail les lettres d’info

Inscrivez-vous en moins d'une minute pour recevoir gratuitement par e-mail, au choix tous les jours ou toutes les semaines, une sélection des articles publiés par Reporterre.

S’inscrire
Fermer Précedent Suivant

legende