En bref — Traités de libre-échange
Libre-échange : l’Australie signe un accord avec l’Union européenne
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avec le Premier ministre australien, Anthony Albanese, à Canberra (Australie) le 24 mars 2026. - © David Gray / AFP
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avec le Premier ministre australien, Anthony Albanese, à Canberra (Australie) le 24 mars 2026. - © David Gray / AFP
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L’Europe accélère sur le libre-échange. Le 24 mars, l’Australie et l’Union européenne (UE) ont signé un nouveau traité à l’occasion de la première visite dans le pays de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Le texte prévoit des avantages pour l’industrie automobile européenne grâce au relèvement du seuil de la taxe australienne sur les voitures de luxe pour les véhicules électriques, censée permettre d’exonérer environ trois quarts d’entre eux. Mais les éleveurs européens pourraient payer cher cette faveur accordée aux constructeurs : l’accord prévoit en effet un élargissement de l’accès du bœuf australien au marché européen, avec un quota relevé à 30 600 tonnes sur dix ans. L’UE autorisera également l’entrée progressive sur sept ans de 25 000 tonnes de viande ovine et caprine australienne nourrie à l’herbe. Le texte doit encore être approuvé par le Conseil européen avant son entrée en vigueur.
Après le Mercosur et l’Inde
Cette signature intervient alors que la Commission européenne a annoncé le 23 mars que l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur sera appliqué provisoirement à partir du 1er mai. Ceci, malgré une forte opposition de la France et d’une partie du secteur agricole européen, et alors que le Parlement européen a saisi la justice en janvier pour vérifier la légalité de ce traité.
L’accord vise à accroître les exportations européennes de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, tout en facilitant l’entrée sur le marché européen de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja sud-américains.
Le 27 janvier, l’UE a également officialisé la signature d’un traité de libre-échange avec l’Inde, conclu après vingt ans de négociations. Il prévoit une baisse drastique des taxes indiennes sur la quasi-totalité des importations européennes, en particulier pour les voitures, le vin et les pâtes, en échange d’une facilitation de l’importation de textile, de produits électroniques et pharmaceutiques en provenance d’Inde.