L’acidification des océans pourrait réduire le cerveau des calmars
Les calmars font partie des invertébrés les plus intelligents. - Ifremer / CC BY-NC-SA 4.0 / Benjamin Guichard
Les calmars font partie des invertébrés les plus intelligents. - Ifremer / CC BY-NC-SA 4.0 / Benjamin Guichard
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L’acidification des océans, provoquée par l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone humaines dans l’atmosphère, pourrait rétrécir le cerveau des calmars, selon les résultats préliminaires d’un projet de recherche en cours, présentés lors de la conférence annuelle de la Société pour la biologie expérimentale, à Florence (Italie), le 8 juillet.
Les deux chercheurs à l’origine de ce projet de recherche ont élevé des calmars dans deux bassins parallèles : l’un reproduisant les conditions des océans actuels (avec un pH moyen de 8,2), et l’autre celles des océans en 2100, selon les scénarios climatiques les plus probables (avec un pH de 7,8). Les têtes des calmars ont été analysées au bout de 90 jours via une technique d’imagerie par résonance magnétique (IRM).
Les calmars exposés aux niveaux futurs d’acidification des océans avaient des cerveaux sensiblement plus petits. Les baisses les plus importantes ont été constatées au niveau des lobes optiques et des voies optiques, des zones chargées d’interpréter les informations visuelles. Leur volume était respectivement inférieur de 52 % et 62 % à celui des calmars élevés dans les conditions océaniques actuelles. Les raisons précises de ce rétrécissement ne sont pas encore élucidées.
Les calmars comptent parmi les invertébrés les plus intelligents au monde. La diminution du volume de leur cerveau pourrait affecter leur manière de chasser, et donc de se nourrir, avec des conséquences encore inconnues pour l’avenir de cette espèce.