Lorenzo Bramanti, chercheur et défenseur des forêts animales marines, est mort
Le scientifique et plongeur d’origine italienne était connu pour son travail sur les « forêts animales marines », constituées de gorgones, d’éponges ou encore de coraux, qui forment, en profondeur, des jungles vivantes où s’épanouissent des milliers d’espèces. - Capture d’écran / Youtube
Le scientifique et plongeur d’origine italienne était connu pour son travail sur les « forêts animales marines », constituées de gorgones, d’éponges ou encore de coraux, qui forment, en profondeur, des jungles vivantes où s’épanouissent des milliers d’espèces. - Capture d’écran / Youtube
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L’océan a perdu un de ses meilleurs connaisseurs et de ses plus fervents défenseurs. Chercheur en biologie marine au CNRS, attaché à l’observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), Lorenzo Bramanti est décédé le 29 juin 2026. Il avait 52 ans.
Le scientifique et plongeur d’origine italienne était connu pour son travail sur les « forêts animales marines », constituées de gorgones, d’éponges ou encore de coraux, qui forment, en profondeur, des jungles vivantes où s’épanouissent des milliers d’espèces. Son travail avec la mission Under the Pole, avec qui il plongeait depuis 2019, avait contribué à faire découvrir au grand public ces écosystèmes extraordinaires, aujourd’hui menacés par la pêche intensive. Récemment, il s’était rendu en Antarctique afin de documenter leur existence dans les profondeurs glacées du continent blanc, à plus de 100 mètres sous la surface.
Il œuvrait également pour une meilleure connaissance et préservation du corail rouge en Méditerranée. Issu d’une famille de plongeurs de Massa, en Toscane, Lorenzo Bramanti explorait la Grande bleue depuis l’enfance.
De nombreux scientifiques, organismes de recherche et défenseurs de l’océan ont salué sa mémoire. « Lorenzo a consacré sa vie à la compréhension et à la protection de la nature. Mais ceux qui ont eu le privilège de travailler avec lui se souviendront surtout d’autre chose : sa générosité, sa curiosité et sa capacité, toute en discrétion, à inspirer les autres », a écrit l’European Institute of Innovation for Sustainability (EIIS) de Rome, où il avait enseigné. « Le décès de Lorenzo est une perte dévastatrice », a réagi l’océanographe et directeur de recherche au CNRS Jean-Pierre Gattuso.
« Nous sommes inconsolables », a écrit l’équipe Under the Pole. Elle promet de « retourner poursuivre » le travail commencé avec Lorenzo Bramanti, afin que les forêts animales marines soient un jour reconnues « à la hauteur de leur importance ».