Moules, escargots... 125 espèces de mollusques menacées par l’exploitation minière
125 espèces de mollusques endémiques sont concernées. - Flickr/CC BY-NC-ND 2.0/Trevor Huxham
125 espèces de mollusques endémiques sont concernées. - Flickr/CC BY-NC-ND 2.0/Trevor Huxham
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Une mise à jour inquiétante. Le 9 juillet, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a dévoilé les dernières connaissances acquises concernant la liste rouge des espèces menacées. On y découvre qu’un risque d’extinction pèse sur plus de la moitié des mollusques dépendant des sources hydrothermales. À qui la faute ? À l’exploitation minière des grands fonds marins.
Les sources hydrothermales, dont certaines se situent à 5 000 mètres de profondeur, rejettent une eau capable de dépasser les 450 °C. Parmi les 201 espèces de mollusques endémiques de celles-ci, 125 sont aujourd’hui concernées. Il s’agit notamment d’escargots, de patelles, de moules, de palourdes et de chitons, « découverts au cours des dix dernières années et déjà menacés d’extinction en raison de perturbations de leur habitat par l’Homme », déplore l’organisation.
« L’exploration des fonds marins et l’extraction de minéraux, dont la demande ne cesse de croître pour les nouvelles technologies, génèrent des panaches de sédiments qui étouffent les animaux, affectant leur capacité à respirer et à absorber les nutriments présents dans l’eau environnante », ajoute l’UICN. Elle réclame depuis 2021 un moratoire sur l’exploitation minière des grands fonds marins.
Au total, la liste rouge de l’organisation comprend 175 909 espèces, dont 49 505 menacées d’extinction. Autrement dit, 859 espèces en danger supplémentaires, en comparaison à la précédente mise à jour datant de 2021. Cinq marsupiaux australiens ont aussi été confirmés comme « éteints », et l’UICN attire l’attention sur l’extraction de diamants, menaçant la survie de la grenouille de pluie du désert en Afrique.