La biodiversité victime de la rigueur budgétaire
Un minotaure (Typhaeus typhoeus), un insecte coléoptère. Photo d'illustration. - © E.B / Reporterre
Un minotaure (Typhaeus typhoeus), un insecte coléoptère. Photo d'illustration. - © E.B / Reporterre
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C’est l’une des victimes de la rigueur budgétaire. La Stratégie nationale biodiversité pour la période 2023-2030 n’a reçu jusqu’ici que 40 % du budget qui lui avait été promis. Le calcul a été fait par la sénatrice Les Républicains Christine Lavarde, vice-présidente de la commission des Finances du Sénat.
Son rapport de contrôle budgétaire, repéré par Contexte et daté du 8 juillet, s’intitule : « Biodiversité : la stratégie qui n’a jamais reçu les moyens de ses objectifs ». Il explique que la trajectoire de financement a été respectée pour les années 2023 et 2024, puis que les crédits se sont étiolés. En tout, 427 millions d’euros supplémentaires ont été attribués à la biodiversité entre 2023 et 2026, alors que 1,09 milliard d’euros avait été promis.
Des subventions... néfastes à la biodiversité
Par ailleurs, le rapport indique que les subventions néfastes à la biodiversité sont elles bien plus importantes, à hauteur d’au moins 10,2 milliards d’euros en 2026. Il recommande de les réduire.
Le document précise que « ces subventions dommageables se décomposent en plusieurs types, notamment : les aides agricoles conduisant à l’intensification des pratiques néfastes, pour 6,7 milliards d’euros ; les aides favorisant l’artificialisation des sols, pour 2,9 milliards d’euros ; les dépenses favorisant la surexploitation des ressources naturelles renouvelables, pour 730 millions d’euros. »