Colère agricole : seulement 15 % des contrôles de l’OFB ont visé des agriculteurs en 2025
Des tensions ont été signalées avec 0,15% des personnes contrôlées par l'Office français de la biodiversité en 2025. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Theo Vansteekeste
Des tensions ont été signalées avec 0,15% des personnes contrôlées par l'Office français de la biodiversité en 2025. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Theo Vansteekeste
Durée de lecture : 2 minutes
154 344 : C’est le nombre de contrôles que l’Office français de la biodiversité (OFB) a réalisé au cours de l’année 2025 dans le cadre de sa mission de police de l’environnement, selon le bilan publié le 7 juillet. Un chiffre en hausse de 13,7 % par rapport à l’année précédente. Ses interventions ont notamment concerné le respect des règles de protection de la nature, la gestion des crises sanitaires et la protection de la ressource en eau.
« L’OFB a augmenté de 56 % ses contrôles liés à la gestion quantitative de l’eau, afin d’en assurer un partage équitable », précise le rapport. Il a également organisé une opération nationale de lutte contre la détention et l’utilisation de pesticides interdits, aboutissant à d’importantes saisies chez des particuliers.
Lors des dernières crises agricoles, plusieurs syndicats ont dénoncé une pression de contrôle « insupportable » de la part de l’OFB sur les agriculteurs et des sanctions trop sévères. Ces critiques, relayées par certains politiques, avaient poussé le gouvernement à prendre, en avril 2025, des mesures pour « sortir de la crise », tel que le déploiement du « port d’arme discret », alors que des agriculteurs assimilaient les agents à des « cow-boys ».
Des missions de contrôle « dans un climat apaisé »
Dans son rapport, l’établissement public répond à ces accusations, rappelant que 62 % des mis en cause en 2025 sont des particuliers (respect des espaces protégés, pratique de la chasse ou détention de produits phytopharmaceutiques interdits). Seulement 15 % des procédures concernent les agriculteurs et 11 % les entreprises.
Autre réponse du berger à la bergère : les missions de contrôle se déroulent dans un climat apaisé. « Les 132 cas de tensions signalés sur l’année n’ont impliqué que 225 usagers, soit seulement 0,15 % des personnes contrôlées, précise l’OFB. L’arme de service n’a été sortie de son étui qu’à sept reprises, toujours face à des individus armés et menaçants, notamment dans le cadre d’opérations de lutte contre le braconnage Outre-mer. Les agents n’ont en revanche jamais eu à faire usage de leur arme en 2025. »