Un paysan refuse le fichage ADN

Durée de lecture : 1 minute

1er septembre 2010 / Confédération paysanne


Lundi 30 août 2010 à 13h30 Hervé Georges, maraîcher en gironde, membre de la Confédération paysanne a été entendu à huis clos par le Procureur de la République pour refus de prélèvement d’ADN et d’inclusion dans le FNAEG. Refuser de s’y soumettre peut être puni d ?une peine allant jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d ?amende.

Hervé était convoqué pour une « Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité » (CRPC) qui consiste à proposer au prévenu une peine inférieure à celle encourue en échange de la reconnaissance de sa culpabilité.

La Confédération Paysanne félicite Hervé d’avoir refusé la proposition du procureur d’une condamnation à 300 € et soutient sa demande de relaxe. Ce « marchandage », symbole d’une justice rapide, loin du procès public, a pour objectif de museler les militants et de confisquer le débat de fond sur la pertinence du FNAEG. Il enclenche de plus un processus de « délit continu » car un prélèvement est à nouveau ordonné, suivi d’un nouveau refus, d’une nouvelle peine.

Hervé Georges, citoyen lanceur d’alerte avait participé à la neutralisation du silo de maïs génétiquement modifié Mon 810 à Lugos (interdit de culture par la suite). Il ne s’agissait aucunement d’un acte de délinquance mais bien d’une action de défense de l’agriculture paysanne et biologique, c’est-à-dire une action collective des Faucheurs Volontaires réalisée au grand jour et revendiquée par les participants.

Nous serons à nouveau nombreux aux cotés de notre camarade pour témoigner de notre solidarité et soutenir son acte de résistance politique à la tentative de fichage généralisé le 14 octobre 2010 à la 5e chambre correctionnelle du tribunal de Bordeaux.



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Source : Communiqué de presse.

Contact : http://www.confederationpaysanne.fr

Lire aussi : Aux Etats-Unis, le fichage ADN des bébés se généralise http://www.reporterre.net/spip.php?...

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