Une femme de 65 ans molestée par les gendarmes

Durée de lecture : 1 minute

27 octobre 2012 / Geneviève Coiffard-Grosdoy




Mardi 23, vers 16h et quelques sur la zone, un couple de paysans
chez qui j’envoyais des mails a reçu un appel téléphonique d’un voisin : il
avait été témoin du fait que les gendarmes avaient cisaillé des
barbelés et barrières, et dispersé des génisses (les bleus font
volontairement des dégâts pour en accuser ensuite les « squatteurs »).

J’y suis allée avec les copains pour prendre des images.
Je fais court sur les circonstances, mais, pendant la démolition d’un
toit, je me suis fait arracher mon caméscope, et abîmer la main gauche
(je ne voulais pas lâcher l’appareil). Nous avons, non sans mal,
récupéré le caméscope (mais pas sa carte...). Je suis ensuite allée
voir le toubib pour constatations (il était alors presque 19h) et il
m’a envoyée faire des radios ce matin.

Après toute l’après-midi à l’hosto, j’ai une fracture au doigt, et 21
jours d’interruption temporaire de travail.
Bien sûr je vais porter plainte contre les flics, à 21 jours d’ITT il
sera difficile de classer sans suite (à moins de 8 jours, c’est même pas
la peine d’essayer...).

Étonnant tout de même que ces gros « poulets » aux hormones, soi-disant
formés au maintien de l’ordre et à assurer notre « sécurité », soient
incapables de maîtriser sans dégâts une nana de 65 ans, 1,50 m de
haut et parfaitement non-violente...

En attendant, je ne suis plus sur la zone, et je tape avec la main
droite et un doigt de la gauche, et ces deux faits vont me rendre moins
bavarde par écrit...

Sur place, la lutte et la solidarité continuent,
c’est ça
l’important.



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Source : Courriel à Reporterre

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