En Amazonie, les Amérindiens n’opposent pas nature et culture

Durée de lecture : 1 minute

7 octobre 2019 / Philippe Descola

Dans « Une écologie des relations », Philippe Descola, parti à la rencontre de la tribu des Jivaros Achuar, livre une réflexion sur les relations de l’homme à son environnement et nous introduit de manière vivante à la pratique de l’anthropologie.

  • Présentation de l’éditeur :

Considéré comme un des grands anthropologues français du XXe siècle, Philippe Descola réalise son premier terrain en Amazonie. En ethnographe, il vit des années durant au sein de la tribu des Jivaros Achuar, et observe les relations que ces Amérindiens entretiennent avec les êtres de la nature.

En ethnologue, il montre que l’opposition traditionnellement établie en Occident entre nature et culture ne se vérifie pas chez les Achuar, qui attribuent des caractéristiques humaines à la nature.

En anthropologue enfin, il définit quatre modes de rapport au monde que sont le totémisme, l’animisme, le naturalisme et l’analogisme permettant de rendre compte des relations de l’homme à son environnement.

En un texte clair et didactique, Philippe Descola nous restitue les grandes étapes de son parcours et nous introduit de manière vivante à la pratique de l’anthropologie et à une « écologie des relations ».

  • Philippe Descola est médaille d’or du CNRS, il est titulaire de la chaire d’Anthropologie de la Nature du Collège de France. Ses recherches de terrain auprès des Jivaros Achuar ont fait l’objet d’un ouvrage dans la collection Terre Humaine, Les lances du crépuscule. Il a également publié Par-delà nature et culture (2005, rééd. Folio, 2015).

  • Une écologie des relations, de Philippe Descola, CNRS éditions, 64 p., septembre 2019, 8 euros.

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