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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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Une librairie menacée par les fringues

Des fringues plutôt que des livres ? C’est ce qui menace dans le XIe arrondissement de Paris, rue Keller. Pour les habituelles raisons de spéculation foncière. Mais la mairie peut faire jouer un droit de préemption, pour préserver la liberté de penser.


Depuis dix-sept ans, la librairie Lady Long Solo, au 38, rue Keller, dans le onzième arrondissement de Paris, défend l’édition indépendante. Des idées libres pour une pensée libre. Son existence est aujourd’hui menacée.

Animée par des bénévoles, elle propose à des petits éditeurs, généralement mal diffusés, un espace où la totalité de leur catalogue est présenté. Ainsi, cette petite librairie se retrouve être le meilleur point de vente de divers éditeurs indépendants...

Depuis dix-sept ans, la libraire Lady Long Solo bénéficie d’un loyer raisonnable. C’est ainsi qu’elle aura pu exister à ce jour.
Pour nombre de lecteurs, cette librairie est une référence, un lieu de rencontres, et un endroit où trouver ce qu’on ne trouve pas facilement ailleurs.

Aujourd’hui, les murs de la librairie Lady Long Solo ont été vendus à une société d’investissement… Or, cette vente s’est faite dans des conditions discutables – n’ayant même pas été proposée aux libraires.

Le nouveau propriétaire n’a pas caché son intention d’augmenter fortement le loyer jusqu’à rendre celui-ci insupportable pour la librairie – et le remplacer par… un commerce de fringues, ainsi qu’il y en a tant et tant.

Pour sauver la librairie Lady Long Solo, et permettre que ce lieu soit pérenne, il n’y a d’autre solution qu’une préemption municipale. Un organisme, la Semaest, a été institué depuis quelques années dans le onzième, justement pour maintenir la diversité des commerces – et que les librairies ne soient pas broyées par la logique destructrice des prix de l’immobilier.

Le collectif de la librairie en appelle à la mairie du onzième pour prendre d’urgence cette mesure qui s’impose afin de préserver cet espace de liberté. On espère que la mairie manifestera à cette occasion son soutien affiché aux librairies du quartier.

Lady Long Solo en appelle aussi à tous ceux qui depuis tant de temps trouvent là les ingrédients indispensables d’une pensée critique. Pour soutenir notre librairie dans cette passe dangereuse, éditeurs, lecteurs, partisans de la liberté d’expression, sont invités à signer cet appel.


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