Une nuit pour Fukushima, en mémoire de la catastrophe, à Montreuil

11 mars 2016



« Nous sommes la fôret qui brûle » Armand Gatti

Dans quelques jours, le 11 mars rappellera au monde entier qu’une catastrophe nucléaire sans précédent commençait à Fukushima Daiichi il y a 5 ans. Certes le désastre provoqué par le tsunami était lui même évènementiel, meurtrier, spectaculaire, anxiogène. Pourtant c’est l’explosion en direct de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui restera dans l’histoire de l’humanité.

Cette catastrophe n’est pas terminée. C’est comme si nous la vivions dans un ralenti sans fin. L’atmosphère, le sol, mais surtout l’océan ne cessent pas d’être contaminés en continu. Ce qui se passe chaque jour pourrait faire la « Une » de la presse quotidienne mondiale. Et ce depuis 5 ans. Mais on s’habitue. L’homme a la capacité de dominer ses traumatismes psychiques qu’ils soient provoqués par sa vie quotidienne, la guerre, les catastrophes naturelles, les accidents industriels. On espèrerait de la part des victimes de l’indignation, de la résistance, de la révolte, mais massivement c’est à une sorte de soumission volontaire que l’on assiste.

L’APPEL DU 26 AVRIL s’insurge contre ce constat. Il se veut caisse de résonance de celles et ceux qui se regroupent en associations, collectifs, forums. Il va à leur rencontre. Dès ce mois de mars à Manchester ou Tokyo, dès avril à Istanbul. Si vous allez sur le site www.brut-de-beton.net vous constaterez qu’à ce jour, plusieurs centaines d’évènements sont proposés par les signataires de l’ APPEL. Et pas seulement en France.

Une année de préparation quotidienne avec la collaboration militante de 4 personnes (Françoise Boman pour la partie santé et nucléaire, Claire Durlin pour le site internet, Véronique Boussagol pour ce bulletin et l’administration et l’infatigable André Larivière pour l’International et la page Facebook nous a permis de creuser la fissure dans le mur de l’indifférence, de la peur et pire : du déni. Il semblerait que la question de la santé liée à la contamination radioactive de la planète soit un vecteur possible de prise de conscience populaire. Mais c’est du coté de nos frontières avec la Suisse et l’ Allemagne que viendra peut être « le salut ». Attaquée en justice, la France pliera qui sait.

La menace permanente d’une guerre atomique, d’un accident majeur dans une centrale nucléaire, d’une fuite massive dans une déchetterie nucléaire aliène toute velléité de résistance pour le plus grand nombre en particulier pour celles et ceux qui vivent à proximité des « concentrés atomiques ».

Durant 7 semaines, nous allons tenter de rendre visible la résistance à « l’hiver nucléaire » qui est l’horizon de notre humanité. Il nous faudra à tous du courage en particulier pour surmonter notre propre peur de l’ anéantissement.

« Nous sommes la forêt qui brûle » écrit Armand Gatti chez qui nous serons ce 11 mars dans sa MAISON DE L’ARBRE à Montreuil pour commémorer le début de la catastrophe de Fukushima.

Faisons de notre peur notre force.

Le 11 mars de 19 h à minuit au Théâtre de l’arbre
9 rue François Debergue 93100 Montreuil
Métro Croix de Chavaux
Participation libre

Le programme ici.

Source : Brut de béton




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