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Une pollution signée Total

La compagnie Total gagne beaucoup d’argent, mais néglige manifestement de l’utiliser à prévenir les pollutions dont elle est coutumière.

Six mois après une première pollution très importante liée à la rupture d’une canalisation (déversement de plus de 400 tonnes de fioul lourd), un nouvel incident technique survenu le 22 octobre vers 20h30 sur le site Total a entraîné le rejet dans la Loire d’environ 10 m3 de fioul. C’est la goutte qui fait déborder le vase. Sentiment de RAS LE BOL des associations.

Encore un coup dur pour la nature. Ce nouveau rejet dans ce site d’importance internationale pour l’hivernage et les haltes migratoires des oiseaux, est inadmissible pour les associations de protection de l’environnement qui désespèrent de voir ce groupe changer d’attitude.
Bernard Rousseau, responsable des politiques Eau à FNE, rappelle que « ces déversements ponctuels ont un impact considérable, et pas uniquement local, sur tout l’écosystème. Ils viennent annuler les efforts financiers et de lutte contre la pollution entrepris sur tout le bassin de la Loire depuis de très nombreuses années. »

Malgré les incidents qui se succèdent, Total ne semble toujours pas mesurer toujours la nécessité d’investir durablement dans des installations permettant ainsi d’éviter les pollutions.

Sophie Bardet, chargée de mission au réseau juridique de FNE, souligne : « Total ferait mieux d’investir dans la sécurité industrielle plutôt que dans la publicité verte ! Le discours de cette société sur ses efforts entrepris pour l’environnement est à nouveau démenti d’une façon tragique. Ce nouvel incident démontre que toutes les précautions n’ont pas été prises et que le groupe ne tient pas compte des erreurs passées et des précédentes pollutions dont il est à l’origine. »

Marc Sénant, chargé de mission sur les risques industriels à FNE, souligne : « Comment accepter de la part d’un groupe avec un chiffre d’affaires de 43 Milliards d’euros en 2007 une absence manifeste d’investissements dans la prévention ? Cette pollution rappelle tristement la catastrophe de l’Erika, dont la cause principale était, une fois encore, la vétusté du navire affrété par Total. Cette attitude est « TOTALement » irresponsable et inacceptable ».

FNE note que, comme d’habitude, nous sommes dépendants des communiqués de presse de la Société Total et des informations que celle-ci veut bien dispenser. FNE attend que l’Etat assume réellement et fermement ses pouvoirs de police et de contrôle et en rende compte.

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