Une route définitivement fermée à Notre Dame des Landes

Durée de lecture : 2 minutes

21 juin 2013 / Ouest France


Dès 7 h jeudi 20 juin, des engins de chantier se sont affairés sur la départementale 281, à Notre-Dame-des-Landes. Cet axe relie La Paquelais (commune de Vigneux-de-Bretagne) à Fay-de-Bretagne, en traversant la future zone aéroportuaire. Objectif ? Condamner définitivement cette route et la fermer à la circulation.

Elle faisait l’objet, depuis novembre dernier, d’une fermeture administrative, mais pas physique. Et depuis, elle était sous contrôle des zadistes, qui y ont installé des chicanes. Sauf que des automobilistes, riverains ou non, l’empruntaient encore. Avec des menaces et agressions constatées. « Le dispositif de signalement de fermeture en place ne restait pas. Les panneaux étaient dégradés, volés… », explique-t-on au conseil général.

Considérant que malgré le retrait des gendarmes, en mai, la pression n’était pas retombée sur la zone du futur aéroport, sur laquelle sont installés de nombreux opposants au projet, décision a été prise de fermer physiquement la D281, dès ce mercredi matin. Une route qui, de toute façon, est condamnée dans le projet actuel du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

« Il n’est pas acceptable que la sécurité ne soit plus assurée sur cette route. Ma responsabilité en tant que gestionnaire de la voirie est de mettre à l’abri les automobilistes de ces risques, explique Philippe Grosvalet, conseiller général de Loire-Atlantique. S’agissant d’une voie destinée à disparaître dans le cadre de la future plateforme, et en accord avec le préfet de Région, j’ai décidé la fermeture physique de la RD 281. »

Aux lieux-dits Le Bois-Rignoux (Vigneux-de-Bretagne) et Bel-Air (Notre-Dame-des-Landes), des blocs rocheux ont été déposés en travers de la voie. Ils sont protégés par des glissières en béton. Quatre unités de forces mobiles étaient présentes, le temps des travaux.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Ouest France

27 juillet 2019
Quand une coopérative ouvrière relance la culture locale du tilleul
Alternative
8 août 2019
Comment se passer de l’avion ?
Tribune
26 juillet 2019
L’association La Bascule, instrument macronien ou outil du changement ?
Enquête




Du même auteur       Ouest France