Vers une confédération des objecteurs de croissance

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25 avril 2010 / Mouvement des objecteurs de croissance

L’Association des objecteurs de croissance (Adoc) a tenu son assemblée générale, confirmant sa volonté de s’engager sur le terrain politique.


Rassembler les objecteurs de croissance.

Le mouvement des objecteurs de croissance (MOC), membre cofondateur avec le PPLD et le RESEDA, de l’Association des Objecteurs de Croissance (AdOC) se félicite que celle-ci, lors de son Assemblée générale des 17 et 18 avril à Beaugency, confirme sa volonté de rassembler autour de sa plate-forme de convergence l’ensemble des Objecteurs de Croissance souhaitant intervenir sur le plan politique.

La décision de son Collège - entièrement renouvelé - de s’adresser à l’ensemble des OC sur le territoire pour préparer une future assemblée constituante va dans le sens de son implantation dans les régions et du rôle que celles-ci doivent jouer pour faire émerger un projet d’organisation réellement nouveau, décentralisé, rassembleur et visible.

Pour la première fois, lors des dernières élections régionales, la présence de listes autonomes reprenant les thèmes de la décroissance a montré en Alsace et en Franche-Comté que malgré la faiblesse de nos moyens, l’objection de croissance faisait des scores proches de ceux de la gauche anticapitaliste. Ailleurs, l’appel à des listes de rassemblement de la gauche anticapitaliste et de l’écologie radicale a permis des campagnes dynamiques et riches d’acquis (Bretagne, Limousin, Auvergne, Languedoc, Midi-Pyrénées).

Notre mouvance est porteuse d’espoirs et de propositions nouvelles, qui rassemblent et enthousiasment en particulier la jeunesse et tous ceux qui, pour de multiples raisons, se sont éloignés de la politique. C’est pourquoi, tout à fait conscients de la faiblesse de notre présence politique sur le territoire et du manque de liens entre les réseaux actifs, nous devons rapidement trouver des structurations locales et thématiques qui, loin des schémas archaïques et hiérarchiques des partis politiques, nous permettent de faire vivre les idées de la décroissance.

Pour se débarrasser du capitalisme et du productivisme, pour un projet désirable de décroissance conviviale, il faut avoir l’audace de proposer un cadre d’organisation qui s’adresse à tous ceux qui agissent aujourd’hui et refusent les vieux modèles de domination ; c’est pourquoi le Mouvement des Objecteurs de Croissance pense qu’une Confédération de l’Objection de Croissance s’appuyant sur des unions territoriales et des réseaux thématiques est une piste pour renouveler et enrichir la nécessaire organisation d’un mouvement naissant.

Cette forme coopérative, en réseau, sans centre de pouvoir, mais avec des outils communs de communication et de prise de décision est la forme nouvelle que devrait prendre le politique. L’objection de croissance, l’après-développement doivent rester au coeur de nos réflexions et de nos actions pour une rupture radicale d’avec nos modes de vie, en faveur d’une société juste, responsable, décente et démocratique.

Le Mouvement des Objecteurs de Croissance (MOC) adresse ses fraternels souhaits de succès au nouveau Collège de l’AdOC et l’assure de son soutien présent et futur.

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Les prochains rendez-vous des objecteurs de croissance

- A la suite du Forum de la convivialité et de la désaccoutumance à la croissance, le 24 mai à Vinezac (07), invitation à prendre l’initiaitive pour un revenu/dotation de vie/existence/autonomie

- Du 2 au 5 juillet, 1 an après la semaine de résistance contre l’aéroport, retour à Notre Dame des Landes (44) pour les premières rencontres nationales sur la « Relocalisation »

- Les 27, 28 et 29 août à Marlhes (42) les (F)Estives de l’objection de croissance : 1/ Contre-pouvoirs et masse critique pour résister aux dominations et se débarrasser du capitalisme ; 2/ Les Objecteurs de Croissance, hériter du socialisme utopique ?



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Source : http://www.les-oc.info/index.php?po...

Ecouter aussi : Pourquoi la décroissance est-elle souhaitable ? http://www.reporterre.net/spip.php?...

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