Aux Reporterriennes et Reporterriens, merci...

Durée de lecture : 2 minutes

11 juillet 2017 / par kempf

Avec vous, nous y sommes parvenus : rassembler la somme qui va nous permettre d’assurer sereinement notre travail d’information sur l’écologie et d’améliorer Reporterre. Dimanche 9 juillet, terme de notre campagne de soutien, le compteur a tranquillement franchi la barre des 100.000 €.

Ça n’a pas été tout à fait facile. Le contexte n’était pas porteur. Après une longue année d’élections - durant laquelle l’écologie politique autonome a sombré et où les questions si vitales de l’environnement ont été peu visibles —, dans une ambiance où M. Macron semblait un magicien apte à résoudre tous les problèmes, voilà qu’on venait dire : « Eh, l’information libre est essentielle, il faut parler de l’écologie et soutenir le média qui le fait jour après jour ! » Allions-nous être entendus, alors que, si nous avons bâti un solide outil rédactionnel, nous avons tant à apprendre en communication ?

Eh bien oui ! Avec les moyens du bord, armés de notre sincérité et de notre transparence, on a essayé de vous redire notre message, notre anxiété pour la planète, notre enthousiasme pour les alternatives, notre énergie pour accompagner avec notre savoir-faire de journaliste la société qui se lève contre les destructeurs du monde.

Il y a eu des moments difficiles, quand la jauge tardait à avancer, comme un coureur du Tour de France dans une côte à 22 %, et plein de bons moments — le tournage du Mannequin challenge, les rencontres avec les lecteurs à Alès, Forcalquier et Rennes, la si belle lecture de textes de Pierre Fournier par Audrey Vernon —, et tant d’aides réconfortantes et de messages de soutien. Deux gestes qui résument tout, peut-être : de Blandine, qui a envoyé un chèque de 2.000 €, « pour soutenir votre quotidien, votre information et votre action. Et vous permettre de travailler en toute indépendance », et de Jean-Paul, qui a envoyé un chèque de 5 € — « Etant au chômage et ne touchant rien, je ne peux pas faire plus pour le moment, mais je suis de tout coeur avec vous pour que le journal reste libre de toute pression ». Merci Blandine, merci Jean-Paul, de votre solidarité formidable. Et de cette solidarité que nous voulons continuer, avec notre pari d’un média en accès libre, pour que tout le monde puisse avoir accès à l’information sur l’écologie, sans publicité, sans actionnaire, permise par la communauté des lecteurs.

Allez, merci encore. On continue, on ne lâche rien. Et vous savez quoi ? Reporterre est né sur Internet en 2007. C’est notre dixième anniversaire ! Vous nous avez fait un beau cadeau.


Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Lire aussi : « Voici pourquoi je donne régulièrement à Reporterre »

Source : Hervé Kempf pour Reporterre

Dessin : © Red !/Reporterre

20 juillet 2019
Radio Bambou : Les pollinisateurs, ces cupidons des fleurs
Chronique
18 juillet 2019
De l’urgence de débattre au sein du mouvement écologiste
Édito
22 juillet 2019
La gratuité des transports urbains, une fausse bonne idée
Tribune


Du même auteur       kempf