Batho accuse « les forces économiques » et l’entreprise Vallourec

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4 juillet 2013 / lefigaro.fr




« Certaines puissances économiques n’acceptaient pas le niveau d’ambition que je fixais pour la transition énergétique (...) Ces forces ne se sont pas cachées de vouloir ma tête, mais si le gouvernement avait été solidaire, elles n’y seraient pas parvenues », a-t-elle assuré. L’ex-ministre s’en est prise spécifiquement à l’entreprise Vallourec, dirigée par Philippe Crouzet, époux de Sylvie Hubac, directrice de cabinet du président François Hollande. « Est-il normal que le patron de l’entreprise Vallourec directement intéressé par l’exploitation des gaz de schiste ait pu annoncer ma marginalisation des semaines à l’avance devant des responsables de son entreprise aux USA ? De quelles informations disposait-il pour le savoir ? Comment se fait-il que des conseillers de Matignon et de l’Élysée disent du mal de moi dans la presse ? »

« Je n’ai jamais été prise en défaut de loyauté envers mon camp. Je n’ai jamais commis la moindre bourde, le moindre couac », assure Delphine Batho. « Je me suis conformée à la charte de déontologie, qui prévoit la collégialité », ajoute-t-elle. Elle reproche en revanche au premier ministre de ne pas avoir respecté ce principe en réalisant des arbitrages sur le budget de son ministère « sans discussion directe ».

« Ce que je n’accepte pas, c’est le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l’extrême droite », a assuré l’ancienne ministre, qui faisait partie de la gauche du PS dans les années 1990 avant de rejoindre le camp de Ségolène Royal. « Ce dont il est question, ce n’est pas d’un poste ministériel, c’est du droit de ma génération à avoir des espoirs et à agir. Le temps est venu de reprendre la main du changement, j’appelle la gauche à un sursaut en faveur de l’écologie de l’espoir et des générations futures », a-t-elle ajouté. « Ce que je n’accepte pas, c’est l’abandon le fatalisme le renoncement à l’espoir du 6 mai. »

Delphine Batho a également dénoncé une « réaction disproportionnée » de la part de Jean-Marc Ayrault et de François Hollande, qui ont décidé de son limogeage. « J’imaginais provoquer une discussion », en dénonçant, mardi matin, sur RTL, un « mauvais budget ». Lors de son départ du gouvernement, « Jérôme Cahuzac a été remercié au nom de la République, ça n’est pas le cas dans le communiqué qui m’a limogée », a-t-elle noté.

« Je reviendrai à l’Assemblée et je continuerai mon combat dans la majorité », a-t-elle annoncé. Delphine Batho va donc retrouver son siège de députée PS des Deux-Sèvres dans l’Hémicycle. Souhaitant poursuivre le combat en faveur de l’écologie, elle a aussi annoncé son intention d’« aider » la fondation de Nicolas Hulot.






Source et photo : lefigaro.fr

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