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Biarritz sous l’eau, vous croyez que c’est normal ?

Durée de lecture : 2 minutes

9 janvier 2014 / Bizi

Biarritz vient de subir des vagues gigantesques. Il y a quatre ans, certains imaginaient impossible un tel événément. Alors, on fait quoi ?


24 juillet 2009, une des premières actions de Bizi : les activistes montent sur le Rocher de la Vierge et installent un masque et un tuba à la Vierge et au petit Jésus. Des banderoles sortent, « A quand Biarritz sous les eaux ? ». Un tract distribué aux passants alerte sur les conséquences du changement climatique en cours et parle du sommet de Copenhague qui doit se tenir six mois plus tard. Le message est bien reçu et les réactions largement positives.

Toutefois, à la fin de la courte vidéo réalisée sur cette action

(voir le communiqué de Bizi à l’époque), on voit une touriste qui insulte les militant-e-s de Bizi : « Ah ben oui, c’est les autres là, en disant que Biarritz allait être sous la mer....Quelle bande de cons ! »

Quatre ans et demi après, ce mercredi 8 janvier 2014, un éditorial - dont nous conseillons fortement la lecture - du quotidien Sud-Ouest au sujet des évènements dramatiques qui viennent de se dérouler à Biarritz s’intitule : « La mer monte et on regarde ailleurs ».

Nous le citons : « Si la mer monte, c’est bien en raison de la fonte des glaces et du réchauffement climatique. (...) Nous sommes bien placés ici pour constater que les violentes tempêtes sont plus fréquentes. Surtout, celles-ci se conjuguant avec une élévation du niveau de la mer, leurs conséquences sont beaucoup plus dramatiques en cas de fortes marées. (...) C’est bien la conséquence d’un processus dramatique qui s’est déclenché et qui s’appelle le réchauffement climatique. »

Qu’a fait le maire de Biarritz pendant ces quatre ans et demi pour lutter contre les causes du changement climatique ? Il a regardé ailleurs. Pire, il a combattu la mise en place de toute alternative au tout voiture, première source d’émissions de gaz à effet de serre sur l’agglomération !

Et maintenant, allons nous perdre quatre ans et demi de plus ?

Il n’est pas encore trop tard pour réagir afin d’empêcher le basculement climatique en cours. La mobilisation massive de nos sociétés et de nos populations dans le but de réduire rapidement et radicalement nos émissions de gaz à effet de serre peut encore le permettre. Et notamment une prise de conscience et des politiques climat-énergie ambitieuses de la part de nos décideurs, par exemple ceux et celles qui seront élus aux prochaines municipales de mars 2014.

Notre génération a une responsabilité immense sur les épaules, car la bataille climatique se joue ou se perd dans les dix ans à venir. Quelles villes, quelle société, quel monde laisserons nous aux enfants et aux adolescents d’aujourd’hui ?



Source : Bizi

Photo : Tuxboard

Lire aussi : Inondations, froid polaire, Europe chaude : le climat vous souhaite une bonne année.

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