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Bonne journée pour Laborantza Ganbara, mais la bataille n’est pas finie

La mobilisation du 18 février à Pau, pour le procès de Laborantza Ganbara, a été forte, et le procès s’est bien déroulé. Le procureur a requis une amende de 2.000 euros. Mais c’est la relaxe qu’il faut obtenir.


Bonjour,

Voici quelques nouvelles du procès contre l’association EHLG (Euskal Herriko Laborantza Ganbara) qui s’est déroulé jeudi 18 février (nous vous adresserons bientôt des compte-rendus plus exhaustifs).

Plus d’un millier de personnes se sont mobilisés à Pau de 13H00 à la fin du procès qui s’est terminé vers 20H00.

Le pocureur a requis une amende de 2.000 euros au terme d’un réquisitoire qualifié de trés « politique » par la défense (évocation du contexte basque, de la revendication d’un département spécifique...). Selon lui, une nouvelle relaxe pourrait encourager la création de structures similaires dans des zones comme la Bretagne, voire l’Alsace.

La défense assurée par Maitres Corinne Lepage, Joseph Montier et Jean-René Etchegaray a dénoncé le harcèlement que l’Etat fait subir à EHLG depuis sa création en 2005, a qualifié le réquisitoire de l’avocat général de « dérisoire » et a insisté sur le caractère « inconstitutionnel » de la poursuite judicaire dans laquelle elle voit une atteinte à la liberté d’association.

Le jugement sera rendu le 6 mai 2010.

Le Préfet Rey n’attendra pas ce jugement pour poursuivre son harcèlement contre l’association. On vient d’apprendre qu’il a saisi le tribunal administratif de Pau en référé contre la commune de Saint-Pée-sur-Nivelle pour avoir voté une subvention de 2.000 euros pour des actions d’EHLG en soutien aux agriculteurs de cette commune. La délibération avait été reçue au contrôle de légalité le 22 décembre dernier. La mairesse de Saint-Pée-sur-Nivelle, Mme Christine Bessonnart (par ailleurs candidate sur la liste régionale du Modem et présidente de l’association des maires du Pays Basque, regroupant la totalité des maires du Pays Basque), annonce son intention de « se battre jusqu’au bout » pour maintenir sa subvention. L’affaire viendra au Tribunal administratif de Pau le 9 mars prochain.

Il est donc clair que si la montagne semble accoucher d’une souris, même une condamnation à l’euro symbolique serait inacceptable, et dangereuse pour l’avenir de l’association.

La moindre condamnation contre l’association EHLG viendrait légitimer les cinq ans de harcèlement et d’abus de pouvoirs commis par l’administration et les pouvoirs publics à son encontre. Et plus grave encore, qu’une telle condamnation encouragerait le Préfet à continuer dans son acharnement à faire mourir Euskal Herriko Laborantza Ganbara.

C’est pourquoi, sûrs de notre bon droit, nous espérons fermement la relaxe pure et simple de l’association.

En attendant, nous tenons d’ores et déja à vous remercier pour l’aide et la solidarité que vous nous avez apportés dans cette épreuve.


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