Cette semaine, la planète approche le seuil des 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère

Durée de lecture : 2 minutes

5 mai 2013 / Hervé Kempf (Reporterre)


Actualisation au 5 mai

Il y a des records qu’on aimerait bien ne pas franchir. Mais voilà : on est au bord de dépasser le seuil de 400 particules par million (ppm) de CO2 (gaz carbonique) dans l’atmosphère, selon les relevés de l’observatoire de Mauna Loa. Ce centre scientifique basé à Hawaï et géré par l’Institut Scripps d’océanographie mesure depuis plus de cinquante ans la concentration de ce gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Situé à 3 400 m d’altitude, il constitue la référence en la matière.

Le relevé du 5 mai montre que nous sommes à deux doigts de franchir le seuil. Nous sommes précisément le 4 mai à 399.54 ppm. Le franchissement devrait avoir lieu d’ici quelques jours :

Voici où nous en étions le 28 avril :

Ce niveau s’inscrit dans une tendance continue à la hausse de la concentration de CO2 dans l’atmosphère depuis les premiers relevés, à la fin des années 1950 :

Le CO2 (gaz carbonique, ou dioxyde de carbone) est le principal gaz à effet de serre. Sa concentration dans l’atmosphère était de l’ordre de 280 ppm au XVIIIe siècle, avant la révolution industrielle. Il était à peu près stable depuis plusieurs milliers d’années.

On considère généralement qu’atteindre le seuil de 450 ppm de CO2 conduirait à un réchauffement moyen de 2°C par rapport à l’époque pré-industrielle, ce qui pourrait placer le climat planétaire dans un état de déséquilibre irréversible.

Si le rythme actuel d’émissions se maintient, le seuil de 450 ppm sera atteint avant 2050.

Le CO2 n’est pas le seul gaz à effet de serre préoccupant. Le méthane est lui aussi important.



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Hervé Kempf pour Reporterre.

Première mise en ligne le 30 avril 2013.

Lire aussi : Voici le CO2 comme vous ne l’avez jamais vu

8 janvier 2020
En Australie, « même des forêts tempérées partent en fumée »
Entretien
18 janvier 2020
Notre-Dame-des-Landes toujours debout contre « l’aménagement capitaliste du monde »
Reportage
20 janvier 2020
Les activités industrielles causent de plus en plus de séismes
Info




Du même auteur       Hervé Kempf (Reporterre)