Contre la démesure, une nouvelle revue écologiste : la revue Sauvages

Durée de lecture : 3 minutes

28 octobre 2020 / La revue Sauvages



Neuf premiers articles ont été publiés sur le site de la revue (numérique) Sauvages, dédiée aux questions écologiques, féministes, anti-spécistes et anti-racistes.

  • Présentation de la revue par son éditeur :

C’est avec grand plaisir que nous vous informons de la création de la revue Sauvages, dédiée aux questions écologiques, féministes, anti-spécistes et anti-racistes. La revue souhaite offrir une demeure de pensée pour une perspective devenue plus que vitale pour enfin faire corps avec le vivant : cesser la démesure et retrouver le sens des limites. C’est à de telles altérités et à leurs imaginaires embarqués, émanant de l’écologie radicale ou populaire, de l’écologie relationnelle, sociale ou politique, de l’écologie du faire ou de l’écologie du soi… que la revue propose un foyer. Entre demeure et démesure, il n’y a qu’une lettre, le « s » de notre propre survie.

Pour ne pas tomber dans une catégorisation qui poursuivrait les écueils de la pensée techniciste du monde qui nous entoure, nous vous proposons de parcourir le site et de le nourrir de vos propres contributions à travers une promenade dans le vivant, symbolisée par une forêt. Une forêt multiple qui regrouperait tout un ensemble d’imaginaires du vivant, et ce faisant de modalités de réflexion revendiquant la désobéissance de la pensée, aspirant à la saine colère de l’affranchissement voire de la déconstruction, tout ceci dans l’humilité du décentrement, pour ainsi retrouver un peu de justesse et de justice, par la mesure.

À la lisière de cette forêt il est question de se défaire des grands schèmes de notre civilisation, de laisser un peu de nous pour ne pas coloniser le vivant de fonctionnements que nous n’avons pas choisis.

Les premiers pas dans cette forêt nous amènent rapidement dans le sous-bois où l’on commence à (re)sentir et rencontrer le foisonnement de la vie qui nous entoure.

Si l’on poursuit le chemin, il nous permet d’entrer un peu plus profondément dans la forêt, où il devient sinueux et se charge de broussailles : des idées et des sujets qui sont difficiles et pourtant essentiels.

Parfois, notre cheminement nous mène dans une clairière qui, avec son ciel étoilé, nous donne l’occasion de rêver à d’autres mondes.

Finalement, en prenant un peu de hauteur, on parcoure la canopée, couverture végétale foisonnante de vie, qui donne la mesure des interrelations, des énergies qui se mêlent et s’entremêlent pour faire écosystèmes, le fourmillement incessant et vivant qui habite la forêt.

Cette première expédition, par ses neuf premiers articles, arpente la lisière de quelques certitudes. À l’heure où les feuilles des arbres tombent, des récits et imaginaires tenaces doivent aussi tomber, faisant de la décomposition des savoirs autorisés et de leurs autorités intellectuelles le terreau favorable d’une critique radicale. Des sorcières aux naturiens, du funeste écotourisme au délétère patriarcat urbain, des cultures universitaires souvent embourgeoisées aux cultures paysannes à revivifier, ce numéro explore ce que nous devrions, collectivement, enfin commencer à déconstruire. Tout ceci en compagnie de Damien Deville, Fanny Ehl, Guillaume Faburel, Loriane Ferreira, Maële Giard, Mathilde Girault, François Jarrige, Jean-Baptiste Vidalou et Joëlle Zask.

Un autre numéro est en préparation pour janvier 2021, avec artistes et militant.e.s. Nous rentrerons alors dans une forêt dense d’expériences de luttes et de vies.

Pour toutes informations : [email protected]




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