Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot demandent un référendum sur le nucléaire
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« Il faut se poser la question de la nécessité de l’énergie nucléaire civile. N’est-il pas temps de tirer la sonnette d’alarme et de concevoir une sortie du nucléaire ? », s’est interrogé Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe Les Verts au Parlement européen, lundi matin sur Europe 1.
« Il ne faut pas léguer aux générations futures un monde où on dépend du nucléaire civil parce que le nucléaire n’est pas à 100% maîtrisable », a poursuivi l’un des chefs de file d’Europe Ecologie - Les Verts. « Le problème est que l’être humain, l’Homme, vous, moi, les générations futures... Jamais nous ne maîtriserons à 100% la nature », a-t-il estimé, alors que le Japon fait face à l’une des pires catastrophes nucléaires de son histoire.
Daniel Cohn-Bendit propose donc, après un long débat présentant chaque point de vue, « un référendum où les citoyens, en toute connaissance de cause, et reprenant aussi les débats qui ont lieu hors de l’Hexagone, peuvent se décider ».
« La gauche devrait mettre à son programme un référendum », a-t-il prôné.
Cécile Duflot a aussi réclamé, lundi matin sur France 2, un référendum sur l’énergie nucléaire en France. « Il faut sortir du nucléaire bien sûr, décider tout de suite c’est possible », a-t-elle affirmé, rappelant que « ça fait des années que les écologistes demandent deux choses : un vrai débat public sur l’énergie » et ensuite « la possibilité de décider par référendum notamment d’engager la sortie du nucléaire ». Les évènements au Japon « renforcent notre détermination », a-t-elle dit.
Invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 quelques minutes plus tard, la ministre de l’Ecologie a estimé de son côté qu’un tel débat n’était pas la priorité. « Le débat nucléaire en France, ce n’est pas le moment », a tranché Nathalie Kosciusko-Morizet. « On a une catastrophe nationale au Japon, un accident nucléaire grave et c’est ça la priorité », a-t-elle poursuivi.