Débat et réunion sur le bourbier nucléaire : démentèlement et déchets

Durée de lecture : 2 minutes


Le samedi
18
avril


Samedi 18 avril à partir de 17 h, Mairie du IIe ardt., Métro Bourse

Première heure : interventions de : Philippe Dubart (travailleur du nucléaire, impliqué dans le démantèlement), Philippe Billard (syndicaliste à la CGT), Michel Guéritte (impliqué surtout dans la lutte autour du traitement des déchets), et Chantal Cuisnier (militante s’intéressant au démantèlement).

Ensuite, débat entre participants.

Les nucléocrates français ont tout fait pour rendre l’arrêt du nucléaire avant la catastrophe le plus difficile possible, et abordent aujourd’hui la question du démantèlement des vieilles centrales comme s’il s’agissait d’un matériel anodin, d’une industrie comme les autres, d’un choix sans conséquences sur la société. Or, il
n’en est rien.

Si demain la production électronucléaire (aujourd’hui en faillite) finissait par être arrêtée, les difficultés ne feraient que commencer.

La question du démantèlement se pose depuis que le choix du nucléaire a été fait, mais elle a été longtemps esquivée par les autorités. Et pour nous, les opposants au nucléaire, c’est un sujet relativement nouveau, qui va nous poser des problèmes nouveaux.

Outre les difficultés techniques multiples que le démantèlement présentera quelle que soit l’option choisie, il s’agit de prendre en compte les dangers du recours à la sous-traitance, les risques pour la population et l’impossibilité du « retour à l’herbe ».

Il ne s’agit pas de trancher à la place des "responsables" institutionnels le débat, complexe, entre démantèlement immédiat et démantèlement différé, mais seulement de collecter et de partager le maximum d’informations à notre disposition afin de nous éclairer dans la poursuite de notre lutte contre le nucléaire.

La question des déchets est aussi relativement nouvelle, cette fois-ci surtout pour les nucléocrates qui l’ont longtemps occultée jusqu’au début du XXIe siècle. Elle est souvent réduite au débat entre stockage en subsurface ou enfouissement.

Elle se pose aujourd’hui concrètement à travers la bataille pour ou contre l’enfouissement à Bure, mais aussi les dégâts déjà visibles sur la santé des populations, notamment à Soulaines, et les risques que les transports de matières radioactives font courir à la population.

Tout cela prouve qu’avec le nucléaire on n’est pas près d’en finir. D’où la nécessité d’arrêter la production électronucléaire avant la catastrophe, afin de mettre fin à l’accumulation de problèmes laissés en héritage aux générations futures.

Collectif contre l’ordre atomique
LCM (Les Chapeaux Melons) Collectif pour l’arrêt immédiat du nucléaire
Idf-décroissance



Source : Courriel à Reporterre

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