Des légumes vont pousser au-dessus de la tête des collégiens

Durée de lecture : 3 minutes

24 avril 2014 / Olivier Bailly (Le 75020.fr)

Un potager vient d’être installé sur le toit du collège Henri Matisse, dans le XXe arrondissement de Paris. Un agriculteur va s’en occuper. Bientôt, des légumes pousseront sur la tête des collégiens.


Le XXe devient-il la terre promise des néo-agriculteurs ? Force est de constater qu’il reste fidèle à sa vieille tradition progressiste, au moins dans le champs de l’agriculture urbaine.

Grâce notamment à des associations comme Veni verdi qui compte environ une trentaine de membres et qui depuis sept ans mène dans ce domaine des actions diverses : sensibilisation auprès des habitants, pédagogie dans des établissement scolaires, réinsertion.

Les damnés de la terre

Au collège Henri Matisse c’était le début des vacances scolaires samedi 12 avril au matin. Mais ce n’était pas une journée de repos pour la principale de l’établissement, Patricia Jourdy. Très impliquée dans ce projet, elle souhaite qu’Henri Matisse devienne modèle sur le plan du développement durable.

L’école compte deux toit-terrasses. Un petit et un grand, hélas inaccessible aux adolescents. Des ateliers seront néanmoins menés avec eux, mais ils ne pourront pas accéder à cette terrasse qui offre une belle vue sur l’est parisien et qui samedi était l’objet de toutes les attentions.

La cour quant à elle, ainsi que l’escalier, ressemblaient à une fourmilière avec son va et vient incessant. Tous, hommes et femmes, des enfants aux gros bras, ont participé à leur mesure à l’effort collectif.

Le soleil était de la partie, la bonne humeur au rendez-vous. Il en fallait pour porter les nombreux sacs de terre (six cents litres environ) tout en haut.

- Les sacs de terre ont été hissés par les escaliers -

Des légumes made in XXe sur le marché ?

Cette terre remplira à peu près cent vingt sacs destinés à la culture maraîchère. Dans chacun d’eux on plantera un gros pied de tomate, courgette ou concombre et autour de ces pieds, des salades, radis, oignons, plantes aromatiques. Deux ruches seront également installées.

L’année prochaine peut-être les consommateurs pourront-ils acheter cette production sur le marché de la Réunion tout proche.

« Ce qui nous intéresse, explique Paco, de Veni verdi, c’est de savoir si ça peut avoir une légitimité économique et si cela peut exister réellement. »

Pour Nadine Lahoud, fondatrice de l’association, « l’idée est de voir si en plantant on peut rendre viable un emploi, combien de plantations on peut mettre en place, à partir de combien de mètres carrés c’est viable économiquement. Nous avons vocation à faire de l’agriculture urbaine productive pour vendre sur les marchés. »

Dans cette opération, Veni verdi finance les sacs de terre, le collège fournit le terrain et l’eau. Et la mairie ? L’opération est suivie de près par la Ville de Paris. Florence de Massol, conseillère d’arrondissement et adjointe « environnement, développement durable, espaces verts, plan climat » à la mairie du XXe, et Fanélie Carrey-Conte, députée de l’arrondissement étaient présentes sur les lieux.


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Source et photos : Le 75020.fr

Photos : Jérôme Thomas pour Veni Verdi.

Lire aussi : Le boom de l’agriculture urbaine.

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