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13 octobre 2013 à 18h00Mis à jour le 10 mars 2015 à 09h23
Durée de lecture : 1 minute
La désobéissance à la loi est-elle compatible avec la démocratie ?
Cette question provocante interroge les fondements de notre société. En effet, de nombreux mouvements, qui se présentent comme « désobéissants », remettent en cause le principe du respect absolu des décisions prises par les instances démocratiquement élues, au nom d’une logique supérieure, de l’intérêt général ou d’une clause de conscience.
L’ouvrage de Manuel Cervera-Marzal s’attache à montrer que cette attitude, loin d’être un simple refus d’obéissance, a des assises philosophiques et théoriques très profondes, établies par plusieurs penseurs du XIXe au XXe siècle.
En s’appuyant notamment sur les écrits de Thoreau, Gandhi et Martin Luther King, il retrace l’apparition et l’affirmation d’une pensée qui précise peu à peu les conditions de légitimité et d’efficacité de la désobéissance civile.
Il en ressort une certitude : la désobéissance civile, loin d’être une entorse à la démocratie, en est une composante essentielle.
Désobéir en démocratie – La pensée désobéissante, de Thoreau à Martin Luther King, Manuel Cervera-Marzal, Editions Aux forges de Vulcain, 170 pages, 20.00 €.
Manuel Cervera-Marzal est chercheur en science politique. Il est l’auteur de « Miguel Abensour, critique de la domination, pensée de l’émancipation » (Paris, Sens et Tonka, mai 2013).